C’est l’événement du jour. Carla Bruni-Sarkozy fait la Une de Libération. Elle devait même être rédactrice en chef de cette édition du week-end, mais, face aux protestations des journalistes du quotidien, la rédaction s’est limité à cinq pages (quand même !).
Après une arrivée perturbée par une poignée de manifestants qui scandaient "Carla au RMI", l'interview s'est déroulée de façon aussi amicale que professionnelle dans les bureaux du quotidien (voir vidéo [url=http://www.lepost.fr/video/2008/06/20/1211754_carla-bruni-dans-les-locaux-de-liberation-j-ai-eu-peur.html]en cliquant ici[/url]).
On attendait la première dame au tournant, elle s'est sortie de l'exercice avec brio. Mission accomplie donc, et plutôt dans la finesse. Alors que la première grande interview accordée il y a quelques mois, à L’Express, sentait la com à plein nez, cette fois, Madame Sarkozy a largement cédé la place à Carla Bruni : naturelle, plutôt directe, n’esquivant pas les questions qui pourraient la remettre en cause.
Plus du tout top model, toujours artiste, totalement elle-même quand il s’agit de répondre comme une grande : « Je demande conseil à certaines personnes, mais personne ne me conseille », précise-t-elle.
Alors, oui, elle est l’épouse « épidermiquement de gauche » d’un président de droite et ne renie rien de son passé ni de ses convictions. D’ailleurs, souligne-t-elle, elle n’a pas perdu d’amis de gauche pour la simple raison qu’elle a « de vrais amis ».
Quant à l’idée d’être la marionnette des conseillers du président, elle la rejette en bloc. Elle n’est pas du tout convaincue de servir à une quelconque reconquête de l’opinion, même si on s’est plu à souligner qu’elle avait eu une influence bénéfique sur le style de Nicolas Sarkozy, qu'elle aurait contribué à "débling-blinguer".
Au fil de ses réponses, c'est la femme libre qui a réapparu. Oui, elle refera de la scène lorsque son mari « ne sera plus président de la République ». Et, s’il se représente, cette fois, elle votera pour lui. D’ici là, en tant que première dame — « une place pas très claire », reconnaît-elle —, elle va « essayer d’utiliser cette place pour quelque chose de fondamental. Evidemment, c’est toujours lié à des actions humanitaires ». Elle s’efforcera d’y ajouter sa touche de « femme moderne ».
Finalement, il ne manquera qu’une chose sur son projet album : une reprise de « Je n’ai pas changé » de Julio Iglesias…















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