Edouard Baer est un être insaisissable : si on retient trop souvent ses talents de trublion, qui s'expriment à l'envi dans chacune de ses performances, on a tendance à ignorer — et c'est injuste — le formidable tempérament d'artiste du monsieur, fait d'éclat et de doutes, d'honnêteté, en somme. On retrouvera le dernier maître de cérémonie du Festival de Cannes dès le 9 juillet dans un étonnant rôle de papa, à l'affiche de Un Monde à nous de Frédéric Balekdjian.
En fait, Edouard Baer est à la fois un homme libre, et prisonnier. Libre car passionné par le pouvoir humain de création : "Oui, je crois que tout est possible, que je peux tout faire, confie-t-il dans le numéro de juillet de Questions de femmes. Quand on me demande ce que j'aurais voulu faire comme métier dans la vie, je réponds Jamel Debbouze ! Parce qu'il est libre. On fait un métier où l'on peut jouer avec son imagination, la déformer, la déplacer, la modeler ; on en fait ce que l'on veut. On rêve une nuit de quelque chose et, un jour, on le réalise. Une pièce, un film, un spectacle, un théâtre, un restaurant, rencontrer certaines personnes... Je le fais, bien sûr, mais je trouve que Jamel le fait de façon plus flamboyante, et j'admire cela."
Et prisonnier, aussi, de ses petites fantaisies personnelles ! Ainsi s'avoue-t-il volontiers hypocondriaque : "Oui, je suis un fou de médicaments ; j'adore les pharmacies. Il y a tellement de choses amusantes sur les présentoirs. Parfois, j'offre une tournée de pharmacies aux copains ! On fait une descente ! Dernièrement, il y avait un produit de David Soul, le Hutch de Starsky et Hutch. C'était un truc contre le ronflement, avec une photo qui disait : 'Depuis que j'ai arrêté, ma femme me remercie'."
Tant qu'il ne passe pas aux braquages !






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