La cour d'appel de Paris a débouté ce mardi soir Paul Lederman qui demandait à modifier le titre du film "Coluche, l'histoire d'un mec", levant définitivement l'épée de Damoclès qui pesait sur la sortie du film en salles annonce l'AFP.
Paul Lederman a donc été débouté de toutes ses demandes, tant sur "l'interdiction immédiate de l'utilisation de ce titre" que sur sa demande de 150.000 euros de dommages et intérêts, qu'il s'était engagé à reverser aux Restos du coeur. Nous ne savons pas encore si le Président de la cour d'appel, Monsieur Foulon, l'a également condamné, comme la juge des référés en début d'après-midi, à 3000 euros de frais de procédure pour chacune des 3 sociétés de production assignées...
Toute l'équipe du film, les acteurs et Antoine de Caunes en tête ont poussé un grand OUF de soulagement. L'avocate de Cipango a parfaitement soutenu qu'il n'y avait aucune urgence (ce qui est la raison d'un réferé, l'urgence), Monsieur Lederman ayant eu connaissance du titre il y a deux ans, et n'ayant depuis "jamais exprimé la moindre objection"...
La démarche a pu paraître un peu... mercantile pour le tribunal ?
Alors que la justice vient de débouter en référé Paul Lederman, ex-agent et producteur de Coluche, de son action en justice qui aurait pu rendre impossible la sortie du film demain, dès la mise à disposition du délibéré, Me Louis de Gaulle, l'avocat de Lederman, est parti interjeter appel de cette décision.
Comme pour l'affaire des Bougon (M6), une audience d'appel pourrait avoir lieu dès cet après-midi. Mais l'avocate de Cipango et France 2 Cinéma, Me Isabelle Wekstein, a déclaré à l'AFP : "Quoi qu'il arrive le film sort demain car, même s'il y a une décision inverse, il y a toujours un délai qui est accordé pour effectuer les modifications, à partir de la notification de la décision."
D'autre part, la famille de Coluche "ne partage aucunement" la "version étriquée des faits présentés par le film", a déclaré hier à l'AFP, Romain Colucci, le fils aîné de l'humoriste.
"Au prétexte de relater la candidature de Coluche à l'élection présidentielle de 1981, Antoine de Caunes fait le choix en réalité de réaliser sur sa vie privée", estime Romain dans un communiqué envoyé à l'AFP par son avocate.
Il regrette que les auteurs de ce film aient limité la stature historique de Coluche à l'absorption de stupéfiants, aux fêtes et à leurs... débordements.
Il précise que son frère, sa mère et lui-même n'ont jamais donné l'aval au film et qu'ils ont refusé toute proposition financière. Romain Colucci, 32 ans, n'envisage pour l'instant aucun recours juridique contre le film.
Antoine de Caunes se déclare quant à lui,"surpris" par les fortes réserves exprimées par la famille de Coluche à l'avant-veille de la sortie. "Je suis surpris de leur réaction, parce qu'il était entendu qu'ils observeraient un devoir de réserve."
Il déclare également à l'AFP qu'il avait remis le scénario à Véronique Colucci et qu'elle lui a même soufflé un moment d'intimité dont il s'est servi pour le film. Mais honnêtement, il conclut "cela ne signifiait pas qu'elle avait validé le film".
Ce buzz juridique aura t-il fait une publicité positive ou négative au film ? Réponse demain.
Peut-être même tout à l'heure si nous avons le résultat de l'appel du réferé...












Cliquez sur un smiley pour l'insérer.