C'est aujourd'hui, au tribunal correctionnel de Paris, que l'automobiliste responsable de la mort du fils de Patrick Chesnais était jugé.
Reconnu coupable d'homicide involontaire, il a été condamné à trois ans de prison, dont six mois ferme (le procureur avait requis un an ferme), à 80 000 euros de dommages et intérêts à verser à la famille Chesnais — 30.000 euros pour Patrick Chesnais le papa, 30.000 euros pour la maman et 20.000 euros pour la soeur du jeune homme —, ainsi qu'une provision de 8 000 € pour le conducteur de l'autre véhicule, gravement blessé dans la violente collision.
Il s'est également vu notifier l'annulation de son permis, avec une interdiction de le repasser avant trois ans.
Rappel des faits : Le vendredi 13 octobre 2006, à 3h19 du matin, porte d'Auteuil, à Paris, Ferdinand Chesnais, 20 ans, trouvait la mort dans un accident de la route.
Cette nuit-là, au terme d'une soirée très arrosée après une représentation de Soleil Noir, la pièce dans laquelle il joue, le jeune homme monte en voiture avec Hervé Richardot, autre comédien de la pièce. Il s'installe côté passager.
Le conducteur, qui a un taux d'alcoolémie de 1,68 g (quatre fois la quantité maximale autorisée), prend alors le périphérique à contresens. Après trois kilomètres parcourus, ils percutent une voiture de plein fouet.
Ferdinand meurt sur le coup.
Le conducteur ivre et l'autre automobiliste en réchappent.
Après le procès, Richardot a déclaré "
je reconnais les choses et j'ai une conscience aigue de la souffrance que ma bêtise a occasionnée pour la famille de Ferdinant et celle de l'autre victime".
Patrick Chesnais, présent à l'audience, a expliqué qu'il "n
e croyait pas du tout qu'il y avait eu une volonté d'aller faire le mariole sur l'autoroute".
Ce père meurtri, qui avait
publié un ouvrage poignant, Il est où, Ferdinand, Journal d'un père orphelin, en septembre dernier, s'est dit "
satisfait" du jugement.
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