Trente ans. Cela semble être l'âge moyen (voire le dernier délai ?) pour raconter sa vie lorsqu'on est… footballeur ! Comme tous les joueurs professionnels ne font pas forcément des reconversions médiatiques, autant battre le fer tant qu'il est chaud et passer à l'autobiographie tout en étant encore en activité.
Après les "mémoires" du Parisien de club et de coeur Jérôme Rothen, Vous n'allez pas me croire, version on tire dans le tas et on ne s'oublie pas (ce brûlot est aussi une autocritique), voici l'autobiographie du buteur ivoirien Didier Drogba : C'était pas gagné ! Là encore, un titre éloquent, qui va droit au but, de la part de l'ancien pensionnaire de l'OM (pour lequel les supporters ont récemment organisé un Drogbathon dans l'espoir de le faire revenir sur la Canebière !).
Formé au Mans, révélé à Guingamp, encensé à Marseille, starisé à Chelsea, dont il fait le bonheur depuis 2004, le puissant attaquant — dingue de rap — revient dans ce livre sur son brillant parcours, s'épanchant sur son enfance difficile en banlieue parisienne, loin de ses parents, et décortiquant de l'intérieur les rouages du monde du football moderne. On y découvre également l'engagement "humaniste" de l'homme, via son action pour mettre fin à la guerre civile en Côte d'Ivoire, et en sa qualité d'ambassadeur de l'ONU pour le développement, une mission qu'ils ne sont que trois footballeurs à assumer, avec Ronaldo et Zidane.
"Arriver en France avec l'objectif de devenir médecin et finir footballeur", comme il le confiait il y a quelques mois au site football365.fr, voilà presque un fil directeur à cet ouvrage préfacé par son ex-mentor Jose Mourinho.
Drogba dédicaçait hier son ouvrage, dans l'antre de Stamford Bridge.
G.J.











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