Dans son édition de samedi, le Wall Street Journal, le grand quotidien financier américain, révèle l'existence d'une affaire plutôt embarrassante concernant Dominique Strauss-Kahn, alis DSK, patron du FMI (Fonds monétaire international) et mari de la journaliste Anne Sinclair, 60 ans.
DSK, 59 ans, est soupçonné d'avoir commis un abus de pouvoir en faveur de Priroska Nagy, une de ses subordonnées au FMI, avec laquelle il a eu une liaison, qu'il a reconnu.
Piroska Nagy, d'origine hongroise, est une ancienne responsable du département Afrique du FMI. Sa brève rencontre avec DSK remonte à janvier 2008. Elle aura peu duré du fait que le mari trompé, Mario Blejer, un économiste argentin, a mis la main sur des e-mails révélateurs... Blejer, se confie alors au délégué russe au FMI, Aleksei Mohzin, un homme qui rêvait d'être nommé à la place de DSK, et qui bondit sur l'occasion et demande une enquête, en principe purement interne et secrète. On pourra se demander qui a favorisé la fuite, qui veut déstabiliser DSK.
Pour l'instant, rien ne prouve que ce dernier ait profité de sa situation pour favoriser le statut de son ex-maîtresse. L'enquête vise à déterminer s'il lui aurait offert une prime de sortie exorbitante, afin d'éteindre le feu au plus vite. Elle devrait être close à la fin du mois. A ce stade, elle a établi que Pisroska Nagy n'aurait bébéficié d'aucun privilège. Il est donc peu probable que DSK risque son siège au FMI. Car, même aux Etats-Unis, l'adultère n'est plus considéré comme une chose aussi grave que le mensonge ou l'abus de pouvoir.
Dans un communiqué, Dominique Strauss-Kahn a reconnu avoir eu une liaison, précisant que l'"incident qui s'est produit dans ma vie privée" avait eu lieu en janvier 2008. "A aucun moment, je n'ai abusé de ma position de directeur général du Fonds", affirme-t-il. "J'ai coopéré et je continuerai de coopérer avec un conseil extérieur au FMI concernant cette affaire."
Dans les milieux autorisés, on ne s'étonne guère de l'"affaire". DSK a une réputation de grand séducteur. Mais, quoi que l'enquête révèle, c'est un coup dur pour DSK, qui se voyait déjà présidentiable, d'autant qu'un récent sondage du Figaro montre que les Français estiment qu'il gérerait mieux la crise mondiale que le président en exercice.
C'est aussi un coup très dur pour Anne Sinclair, qui chronique les élections américaines pour le Grand Journal sur C+. Va-t-elle choisir, comme Hillary Clinton, de ravaler sa fierté et se montrer digne en la circonstance? Il est peu probable que dans sa prochaine livraison de sa rubrique "Mes carnets d'Amérique", dans le Journal du Dimanche, la journaliste évoque cet "incident". Mais, cette semaine, le hasard fait que sa chronique est précédée, cinq pages plus tôt, d'une double relatant les soucis de son époux... Comme si de rien n'était, comme chante une certaine Première dame !








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