Alors que L'instinct de mort (le premier volet des aventures de Mesrine avec Vincent Cassel — voir la bande-annonce) continue d'enchanter les "braqueurs amateurs" dans toutes les salles françaises, affichant fièrement une première semaine en tête du box-office, nous vous proposons aujourd'hui de vrais clichés du vrai Jacques Mesrine, pris à l'époque de son incarcération à la Prison de la Santé, lors de son séjour derrière les barreaux à la fin des années 70.
Ces photos, prises exactement le 10 novembre 1977, montrent "l'ennemi public numéro 1" sortir de sa cellule du quartier de haute-sécurité, escorté par un agent, pour aller en promenade dans la cour de la prison.
Pour rappel, cette incarcération très médiatique est la conséquence de sa première arrestation par le commissaire Robert Broussard, survenue en 1973 dans son appartement parisien du XIIIe arrondissement et devenue célèbre. En effet, Mesrine avait ouvert la porte aux policiers qui l'avaient repéré, avec une bouteille de champagne dans une main et deux coupes dans l'autre.
Ce séjour en prison est également pour le braqueur le début d'un combat médiatique mettant en lumière les conditions dégradantes dans lesquelles vivent les détenus. C'est également lors de cette incarcération qu'il écrira son autobiographie — L'instinct de mort —, qui sera publiée en 1977.
Le 8 mai 1978, il s'évadera avec François Besse, un complice qui deviendra un partenaire pour de futurs coups, et qui est interprété dans le film de Jean-François Richet, par Mathieu Amalric.
L'auteur de ces photos, le grand reporter Jean Ker avait noué un dialogue par courrier avec l'ennemi public n°1, qui adorait les photos que nous publions. Il l'avait d'ailleurs invité à être le témoin de son mariage qui devait avoir lieu en juin 1978, à la prison de la Santé. Il lui a posé un lapin... puisqu'il s'est évadé avant !
Adam Ikx









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