S'il y a une justice, elle ne peut être que divine... C'est en tout cas ce qu'on doit se dire chez Flammarion, la maison d'édition du livre posthume de Sœur Emmanuelle, Confessions d'une religieuse. Le livre part comme des petits pains (bénis), y compris aux caisses de tous les supermarchés de France.
Pourtant, sur le front des vedettes de l'édition, les ventes sont plutôt moroses. Chez la même maison Flammarion, coéditeur avec Grasset d'Ennemis Publics, la correspondance Bernard-Henri Lévy/Michel Houellebecq (défense de bâiller, dans le fond...) n'a pas rencontré le succès escompté. Pourtant, on avait mis le paquet : on nous avait annoncé "un livre secret, à quatre mains, tiré dans un premier temps entre 100 000 et 150 000 exemplaires". C'est peut-être ça, l'erreur, : si les deux auteurs ont écrit à quatre mains, ils l'ont aussi écrit de la main gauche...
Quoi qu'il en soit, malgré le tirage colossal, la promo de l'enfer (quand il ne raconte pas partout que c’est lui qui a découvert Obama, BHL ne parle que de ça), Ennemis publics ne s’est vendu qu’à une petite vingtaine de milliers d’exemplaires. Cent fois plus qu’un premier roman, certes, mais un score assez maigre et un bouillon énorme pour Flammarion (qui va devoir pilonner des milliers d’exemplaires).
Autre déception, chez Fayard, cette fois, A demain ! En chemin vers ma liberté, les confessions de [people=Patrick Poivre d'Arvor]PPDA[/people], plafonne autour des 10 000 exemplaires, malgré la présence de M. Poivre aux obsèques de Sœur Emmanuelle… Sans doute n'a -t-il pas assez prié pour le repos de son âme.
Tout cela ne peut nous convaincre que d’une chose : les lecteurs sont intelligents.
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