Google Earth et Yann Arthus-Bertrand viennent d'officialiser leur partenariat : depuis aujourd'hui, ce sont près de 500 des photographies du reporter qui sont visualisables sur la célèbre planisphère en 3D. Toutes ces images sont accessibles via l'installation d'un petit programme additionnel accessible à cette adresse : www.google.fr/laterrevueduciel. Ceux qui ne disposent pas encore de Google Earth (déjà acquis par 250 millions d'internautes depuis sa création en 2005) pourront bien entendu télécharger la version « complète » en une fois, toujours gratuitement.
Un rapprochement bien senti qui a été inspiré par un éducateur français : Nicolas Faure a, un jour, l'idée de situer avec précision les photos de l'album La Terre vue du ciel de Yann Arthus-Bertrand sur Google Earth. Résultat de ce long travail d'investigation : quelques centaines de photos localisées et, à la clé, un lien vers le site qu'il a créé sur le site officiel de La Terre vue du Ciel. Yann Arthus-Bertrand est enthousiasmé par cette démarche, qu'il juge « passionnante »... Au point de suggérer, lors d'une rencontre avec le fondateur de Google Larry Page, à Davos, d'intégrer ses images au système d'exploration satellitaire. Une heure après, il est recontacté par Google pour mettre sur pied le projet. Mariage original entre nouvelles technologies (NTIC) et perspectives environnementales, le mélange des images satellite et des vues sublimées par l'objectif du photographe donne également accès à des informations-clés : par exemple, si l'on zoome sur la Nouvelle Calédonie, on découvre des images de récifs coralliens et l'on apprend que 20% des coraux ont disparu.
Une dimension pédagogique qui fait les affaires de Google : taxé d'ogre énergétique pour sa consommation d'électricité, le géant du net joue son joker « écologie ». Quelques jours après que le moteur de recherche a annoncé vouloir investir « des centaines de millions de dollars » pour mettre au point des technologies réduisant le coût des énergies renouvelables, il s'associe donc à Yann Arthus-Bertrand pour témoigner des « problèmes environnementaux urgents à travers le monde ». Partage de bonne volonté et échange de bons procédés obligent, l'opération n'est pas affaire d'argent : la beauté et l'avenir du monde ne se monnayent pas. Un arrangement qui convient pleinement à Yann Arthus-Bertrand, dont les revenus proviennent de ses livres et de ses reportages (il en prépare actuellement un film avec Luc Besson). Car pour lui, l'essentiel est que le plus grand nombre puisse accéder à ses images gratuitement, comme il l'explique : « La Terre ne m'appartient pas, les photos appartiennent à tout le monde ; on est contents de les faire partager et de parler de nos convictions ». Un bel exemple depuis des années, et, souhaitons-le, pour des années encore.











Cliquez sur un smiley pour l'insérer.