Débouté en première instance dans son procès contre les éditeurs d'une poupée vaudou à son effigie (Le Manuel Vaudou, Nicolas Sarkozy) le 29 octobre, Nicolas Sarkozy a fait appel. L'affaire sera plaidée dans une semaine, le 13 novembre. Au moins, Nicolas n'aura pas à se plaindre des lenteurs de la justice.
Nous souhaitons bonne chance au président et à son conseil Maître Thierry Herzog, qui aura du mal à convaincre le tribunal que le Manuel Vaudou, Nicolas Sarkozy ne relève pas de la "liberté d'expression et du droit à l'humour", mais porte atteinte à l'image du chef de l'Etat.
Outre le fait que l'atteinte à l'image n'est pas avérée (il n'y a ni remise en cause de l'honneur du président, ni propos diffamatoires). Il est étonnant que Nicolas Sarkozy ne craint pas de paraître ridicule et de passer pour un censeur. Jusqu'à ce jour, dans cette affaire, le président n'a réussi qu'une chose : faire beaucoup parler d'un gadget qui n'avait pas, au départ, bouleversé l'opinion publique.
C'est un peu comme s'il se mettait en tête de faire interdire les marionnettes des Guignols. Ou comme si, dans un autre temps, Tonton avait demandé de censurer le Bébête Show. Alors que, à en croire Georges-Marc Benamou, François Mitterrand avait suspendu une réplique de la marionnette Kermitterrand au robinet de la douche de son appartement privé de l'Elysée.
Prochaine Mission de Carla, si elle l'accepte : rendre le sens de l'humour à son époux, et surtout lui expliquer que, habituellement c'est [people_restrictif=Ségolène Royal]Ségolène[/people_restrictif] qui n'en a pas (de l'humour)... et que dans cette affaire, elle marque un point ! C'est ballot...
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