Les festivités vont bon train outre-Manche, pour célébrer les soixante ans du prétendant au trône britannique. Grosse mise en bouche hier soir, au Wimbledon Theater, où l'humour était le principal invité ; et ce n'était qu'un début, puisque le prince Charles ne passera officiellement le cap de la soixantaine que le 14 novembre.
A événement majeur, animation majeure : le génie comique américain — et "jeune" divorcé— Robin Williams, après vingt-cinq années d'absence au Royaume-Uni, est remonté sur les planches pour permettre à tous de savourer son don pour le stand-up. Le formidable héros de Good Morning, Vietnam a fait des étincelles dans un spectacle au nom truculent : We are most amused !
A 57 ans, le roi de la malice et de l'irrévérence désopilante — qui fera partie de la galerie de portraits décalés de La Nuit au Musée 2, campant Théodore Roosevelt tandis qu'Alain Chabat, chouchou de Ben Stiller, sera Napoléon — n'a pas hésité à chambrer le futur monarque, chantant à sa façon la longévité de la reine Elizabeth II (dont le règne a débuté il y a 56 ans…), en duo avec le comédien britannique Bill Brailey : "Votre maman n'ira nulle part, elle va se cramponner à sa couronne" !
Fait curieux : hors scène, chacun semble avoir eu une rencontre différente avec le feu-follet américain. Le prince Charles était hilare de bout en bout, tandis que son épouse Camilla Parker Bowles a inspiré à Robin Williams une certaine déférence. Mais la palme est revenue au prince Harry, qui, en l'absence de son frère le prince William (en raison d'obligations militaires), a réussi à déclencher le fou rire de Robin !
Rowan Atkinson, alias Mr. Bean — un pur produit du terroir —, et Joan Rivers ont également fait brûler les planches, sous le regard expert des ex-Monty Python John Cleese (le nouveau Q de James Bond, Nick Quasi-sans-tête dans Harry Potter) et Eric Idle.
C'est mieux qu'un anniversaire avec Ronald McDonald, y a pas photo !
G.J.
























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