Après son voyage à Zagreb (Croatie), l'hommage rendu à Edgar Faure la semaine dernière, et de nombreux autres engagements qui lui donnent un emploi du temps chargé, Rachida Dati continue son marathon de ministre.
Hier, elle était à l'Assemblée nationale avec ses collègues du gouvernement tels que François Fillon, Rama Yade (qui ne s'était, contrairement à la dernière fois, pas fait d'antisèches), Michèle Alliot-Marie ou Brice Hortefeux, pour une réunion sur les questions d'actualité.
Mais notre Garde des Sceaux, de plus en plus ronde (une silhouette qui lui va à ravir étant donné qu'elle ne prend en plus du poids qu'au niveau du ventre), avec tout le professionnalisme qu'on lui connaît, était un peu dissipée.
Eclats de rire, regards malicieux, coups de coude à ses voisins, et postures d'élève nonchalante, l'humeur de la ministre était à la rigolade. Peut-être aussi que les orateurs devant elle faisait preuve d'humour dans leurs discours, la politique n'étant pas forcément synonyme de "stricte attitude".
Comme vous allez le voir sur les clichés, la future maman se sentait comme une jeune étudiante dans un amphithéâtre de l'université ! Elle s'était même fait des petites couettes sur le côté...
Pourtant, ce matin encore, la presse continue à ne pas l'épargner. Après les couvertures de la semaine passée, c'est l'Express qui en remet une louche ce matin, avec un titre accorcheur : "La raison d'une disgrâce". Sur huit pages intérieures, le magazine compile les bruits de couloir sur la disgrâce de l'emblème du président.
Enfin, depuis juin 2007, le soldat Dati est dans les tranchées et prend les balles d'une politique à laquelle elle adhère, mais qui n'est pas sa seule décision. C'est une évidence. Le président l'a envoyée sur tous les fronts et elle y a été, avec le plus grand plaisir, convaincue de cette politique-là. Cette emblèmatique Rachida, le président y est attaché, car elle est attachante notre Garde des Sceaux, et pas seulement parce qu'elle vient de la diversité. Elle ne s'arrête pas, elle continue à avancer contre les vents de la tourmente, le ventre en avant. N'oublions pas qu'elle est l'une des ministres les plus populaires de ce gouvernement, la preuve : qu'on en dise du bien ou du mal, c'est elle qui squatte les couvertures des magazines, elle est la seule ! Pas moins de trois livres se préparent sur elle...
Au moment du remaniement qui devrait se tenir aux alentours du 15 janvier 2009, les choses de la vie feront qu'elle sera sans doute très près de donner naissance à sa petite fille... une bien plus belle histoire que d'être un emblème !
Les chiens aboient, la caravane passe...
Laureline Reygner













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