Le 16 octobre 1984, dans la Vologne, une petite rivière des Vosges, Grégory Villemin, 4 ans, était retrouvé mort, pieds et poings liés.
Le lendemain du drame, ses parents — Christine et Jean-Marie Villemin — ont reçu une lettre anonyme : "Ton fils est mort. Je me suis vengé".
Cette affaire, l'une des plus médiatiques des années 80, avait plongé la France dans l'effroi et avait donné lieu à un éprouvant feuilleton judiciaire, durant lequel plusieurs personnes furent accusées du crime, notamment Bernard Laroche, cousin de Jean-Marie Villemin, que ce dernier assassinera après qu'il ait été remis en liberté, et même la maman du petit Grégory, Christine Villemin, qui bénificiera finalement d'un non-lieu en février 1993.
En juin 2000, la justice, déjà saisie par les parents de Grégory, avait ordonné la réouverture de la procédure et avait fait expertiser un demi-timbre apposé sur une enveloppe expédiée en 1983 par le fameux "corbeau". Mais sans succès...
Aujourd'hui, les parents ont souhaité que soit rouvert le dossier, afin que les enquêteurs recherchent des traces d'ADN, notamment sur les vêtements de la jeune victime, compte tenu "des progrès de la science dans le domaine génétique". Leur requête a été acceptée ce matin.
En effet, la cour d'appel de Dijon vient d'ordonner la réouverture de l'enquête, près de 25 ans après le meurtre, afin de trouver des traces d'ADN sur les scellés : "La cour d'appel a décidé la réouverture de l'instruction et d'ordonner un supplément d'information pour procéder à l'expertise des scellés en vue de rechercher et de trouver des traces d'ADN, voire de micro ADN", vient de déclarer à la presse Maître Marie-Christine Chastant-Morand, l'avocate de Christine et Jean-Marie Villemin, déclaration reprise par l'AFP.
Nous ne manquerons pas de vous tenir informés des suites de cette terrible affaire...
Adam Ikx













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