Pierre Sarkozy n'est en rien aidé par sa position de "fils de"... Producteur de hip hop talentueux, sa position est-elle tenable ?
De tenaces rumeurs avaient commencé, l'été dernier, à agiter de soubresauts les blogs de rap : Mosey, un producteur de sons en pleine ascension, n'était autre que Pierre Sarkozy, fils de. Début novembre, à l'occasion de sa présence aux MTV European Awards, le suspense n'était plus de mise : oui, Pierre Sarkozy « fabriquait » effectivement du rap, et du virulent, de surcroît... La presse (Le Parisien) s'emparait rapidement de l'événement. Le mois dernier, Purepeople vous brossait le portrait de ce « poil à rapper de l'Elysée ». Technikart, pour sa part, allait jusqu'à lui consacrer trois pages dans son édition de décembre. Et cette semaine, nouveau tourbillon médiatique : en l'espace de quelques jours, Libération, le Nouvel Obs, 20 Minutes ou encore Gala en ont fait, tour à tour, leurs choux gras... Alors, qui est vraiment Mosey ?
Pierre Sarkozy est tombé très jeune dans la marmite du hip-hop, et, boulimique de son, il a dû tracer ses premiers sillons dans l'ombre - pour des raisons évidentes. Né le 24 août 1984, fils de Nicolas Sarkozy et de Marie-Dominique Culioli, première épouse du futur Président, le blondinet bien rangé est promis à une trajectoire rectiligne : école privée catholique, voiture électrique, vacances à Courchevel, stage chez les amis de papa, recense Technikart. Il fourbit ses armes avant de passer un deal avec son paternel : OK pour le rap, à condition de poursuivre les études. Le contraste avec son frère Jean est saisissant : le premier fuit la lumière et s'habille streetwear, le second l'attire et colle au style présidentiel (le théâtre, les costumes, les études avec conviction, ...).
Cette nouvelle et limpide notoriété pose-t-elle problème ? Car Mosey œuvre avec les casseurs de Sarko les plus virulents... Premier élément de réponse fourni par l'intéressé, lors d'un épisode relaté par son amie la journaliste Fatou Biramah : c'était « lors d'un concert de Monsieur R. Il y avait toute sa clique : Poison, El Matador, etc. A un moment, ils se mettent à gueuler : « Fuck Sarko ! » Et toute la salle se met à répéter : « Fuck Sarko ! Fuck Sarko ! » A ce moment je lui demande : " Alors, dis-moi, ça te fait quoi d'entendre ça ? » Il me regarde, tout humble et tout timide, et me sort : « Si c'est justifié, et ils doivent savoir de quoi ils parlent, j'peux rien dire. Mais bon, ça reste mon père. » Second élément : ses amis et collègues du milieu ne lui ont pas tourné le dos. Le rappeur hardcore Poison avoue avoir « pété un câble en apprenant la nouvelle », mais s'en est remis : « c'est mon pote, j'assume ». Une position qui n'est pas unanime : de nombreux rappeurs, dont certains poursuivis par la justice pour leurs textes, sont inflexibles.
Jeune homme discret, incontestablement expert en sa demeure le hip-hop, Pierre Sarkozy ne demande rien. Rien d'autre que de faire ce qu'il sait faire. Il a noué des contacts avec P. Diddy, Kanye West et Jay-Z. Il travaille en collaboration avec l'empereur du hip-hop Timbaland sur le nouvel album de M. Pokora. Son père avait déclaré que ses fils étaient « interdits d'interview pendant 5 ans ». Pour Mosey, ce contrat-là risque d'être difficile à tenir...











Cliquez sur un smiley pour l'insérer.