Accusé d'avoir recouru à des méthodes douteuses pour contraindre sa compagne à avorter, le chanteur est recherché par l'organisation internationale de police...
Interpol, l'organisation internationale de police, vient de demander officiellement à l'Algérie de lui remettre le chanteur franco-algérien Cheb Mami. La star du raï avait été placée, le 18 mai dernier, sous mandat d'arrêt international pour non-présentation à une convocation de justice. Cheb Mami, Mohammed Khalifati de son vrai nom, devait à nouveau être entendu par la justice française suite à sa mise en examen, en octobre 2006, pour « violence volontaire, séquestration et menace » à l'encontre de son ex-compagne, une photographe de 43 ans, qui a été victime d'une tentative d'avortement par deux « faux-médecins » pendant l'été 2005, alors qu'elle était dans la maison d'Alger du chanteur. Placé en détention préventive pendant trois mois, Cheb Mami avait versé une caution pour être libéré et placé sous contrôle judiciaire. Il avait alors profité de cette liberté pour fuir la France et se réfugier en Algérie - bien qu'il ait dû remettre ses deux passeports, français et algérien, à la justice française.
Selon, le quotidien algérien An-Nahar, qui fait part ce matin de ce nouveau rebondissement dans l'affaire Mami, Interpol aurait remis sa demande à la direction nationale de la sûreté algérienne, qui en a informé le ministère de la Justice, lequel a aussitôt saisi le procureur de Saïda, la ville où se trouve le domicile familial du chanteur. Cheb Mami, qui réfute ces accusations, accuse son ex-manager, Michel Lévy, mis en examen pour les mêmes motifs, d'être le seul responsable de cette histoire. Le chanteur déclarait en outre, peu après son départ pour l'Algérie, ne plus avoir confiance en la justice française et vouloir être jugé dans le pays dont il est originaire.
Notons que l'ex-compagne de Cheb Mami, dont la tentative d'avortement forcée avait échoué, a accouché, en mars 2006, d'une petite fille.



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