L'affaire Cassez avait fait du bruit, entre la France et le Mexique. Tout commence en décembre 2005, Florence Cassez, qui a une trentaine d'années à l'époque des faits, s'est rendue dans une villa au Mexique. Rien de mieux pour se prélasser au soleil ? Eh bien non, la jeune Française se fait interpeller par la police du pays car elle se trouve dans la maison du gangster présumé Israel Vallarta où sont détenues plusieurs personnes. Ce dernier est... accessoirement son fiancé.
En effet, courant 2004, Florence se lance dans une aventure professionnelle au Mexique et rencontre le bel hombre Israel Vallarta. Ils entament une liaison mais, alors qu'ils sont plongés tous deux dans leurs affaires, elle ne se soucie pas des activités présumées de son compagnon.
L'engrenage débute lors de cette interpellation. Elle qui clame son innocence est accusée de complicité d'enlèvements et de détention d'armes. Vingt-quatre heures plus tard, la police rejoue son arrestation devant les caméras de télévision. Florence Cassez devient aux yeux des Mexicains la "diabolique sanguinaire", tombée avec son homme, le chef "del Zodiaco" d'après L'Express. Une arrestation hautement médiatisée qui redore le blason de la police mexicaine rongée par la corruption... Ça ressemble à un film de Robert Rodriguez, malheureusement il s'agit de la réalité. En 2006, son procès démarre et elle est condamnée à quatre-vingt-seize ans de prison pour quatre enlèvements et possession d'armes.
Face à ce qu'elle et son avocat Me Berton qualifient de "parodie de justice", ses parents lancent une campagne et font appel au président de la République qui les a reçus en mai dernier. La secrétaire aux Droits de l'Homme, Rama Yade a assuré que le cas de Florence Cassez était suivi très attentivement. En appel, le juge mexicain a réduit sa peine à... soixante ans de prison ce mardi !
Néanmoins, les semaines à venir pourraient changer la donne. Le porte-parole du gouvernement Luc Chatel a déclaré sur RFI que Nicolas Sarkozy, en visite officielle dès dimanche au Mexique, évoquera l'affaire Cassez "pour obtenir son transfert". De leurs côtés, les parents de la jeune femme ont adressé, selon Les Confidentiels du Figaro, une lettre à l'épouse du président dans laquelle ils lui demandent de rendre visite à leur fille, incarcérée dans la prison de Tetepan.
L'Elysée a déclaré avoir "pris acte" et que Nicolas Sarkozy examinait les "mesures possibles pour lui venir en aide". L'opposition par la voix de Frédéric Cuvillier, député PS, qui est le cofondateur d'un collectif parlementaire de soutien à la jeune femme a déclaré que Nicolas Sarkozy doit tout faire pour que la France "cesse d'être plus longtemps insultée" !
Carla Bruni-Sarkozy marche sur les traces de Cécilia Attias et le cas des infirmières bulgares de Libye. La first lady qui ne souhaite pas faire de la politique pourrait cependant apporter un soutien moral primordial à Florence Cassez et ses proches. Dans les prisons du monde entier, l'espoir fait survivre.
SY
Faire un lien vers cet article







Cliquez sur un smiley pour l'insérer.