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'Expulsion' : Alain Genestar règle ses comptes avec Nicolas Sarkozy !

C’est le 17 juin que sortira chez Grasset le très attendu Expulsion, le livre dans lequel Alain Genestar revient sur son licenciement de la tête de Paris Match.

Pour mémoire, Alain Genestar, 58 ans, a été directeur de la rédaction du Journal du Dimanche de 1987 à 1999, avant de succéder à Roger Thérond à la tête de Paris Match de 1999 à 2006. Licencié cette année-là, d'après lui, pour avoir mis en Une de l’hebdomadaire, dans un numéro d’août 2005, une photo représentant Cécilia Attias (à l’époque encore Sarkozy) en compagnie de Richard Attias, passant un moment très complice à New York.

Arnaud Lagardère, actionnaire majoritaire d’Hachette-Filipacchi (propriétaire de Paris Match), sous les pressions de son "frère" – Nicolas Sarkozy –, aurait fait "expulser" Alain Genestar.

A travers cet essai, ce dernier souhaite donner son point de vue sur cette catastrophe, qui sous-entend qu’un candidat à la présidence de la France, peut par un système d’influence, de pressions et de menaces, faire licencier un grand chef de presse et censurer des journalistes.

Durant ce récit, qui suit chronologiquement les différentes étapes de cette affaire, Alain Genestar ne cite personne, si ce n’est l’actuel chef de l’Etat et Arnaud Lagardère.

Pour le premier, il emploie des mots forts dès les premières pages, le qualifiant d’homme "violent", "méprisant" et "méchant", alors qu’il reprochera au second son manque de soutien, en précisant que son père et prédécesseur – Jean-Luc Lagardère, décédé en 2003 – ne l’aurait jamais lâché.

Durant les premiers chapitres, Alain Genestar assume son choix a posteriori, en resituant le contexte. A l’époque, au printemps 2005, il apprend que Cécilia serait sur le point de quitter Nicolas Sarkozy, alors ministre de l’Intérieur. Prenant l’information avec des pincettes, il ne la "balance" pas. Par la suite, les rumeurs se propagent et se confirment. La rédaction de Paris Match achète dès lors toutes les photos de paparazzi représentant Cécilia Sarkozy et Richard Attias, qui seraient la cause de son éventuel départ.

Ne voulant toujours pas les publier, car attendant une confirmation officielle de séparation de l’un ou de l’autre, Genestar patiente, alors que tous les médias, les Guignols de l’info de Canal+ en tête, commencent à évoquer cette rupture, sans pour autant pouvoir l’illustrer.

Puis, fin août 2005, des photos parlantes représentant les deux "amants" sont mises sur le marché. Quand elles sont proposées à Paris Match, elles ont déjà été vendues à d’autres magazines et journaux internationaux. Genestar n’a plus le choix et anticipe les parutions concurrentes en chamboulant son numéro à paraître, après avoir prévenu ses supérieurs, et en y mettant donc en couverture la confirmation de l’amour entre Cécilia Sarkozy et Richard Attias, suivi d’un reportage-enquête de plusieurs pages et illustré de nombreuses photos.

Dès que la nouvelle parvient aux oreilles de Nicolas Sarkozy, il explose. Au-delà de l’humiliation publique et de son orgueil d’homme de pouvoir touché en plein cœur, le ministre de l’Intérieur aurait vécu une véritable paranoïa et y aurait vu une tentative de déstabilisation en faveur du Premier Ministre en place, Dominique de Villepin.

De son côté, le journaliste n’y manifeste que le désir de poursuivre une histoire entre les Sarkozy et les lecteurs, que le ministre de l’Intérieur avait lui-même initié en participant volontiers à sa propre médiatisation, en ayant notamment recours à la représentation de sa vie familiale.

Toujours est-il que le futur Président, selon Genestar, s’en serait pris alors violemment à Arnaud Lagardère, puis directement à lui. Alors qu’il cherchait à le joindre, en vain, depuis plusieurs jours, Genestar aurait servi de défouloir au Président, qui l’aurait insulté pendant 15 minutes, dans un discours à sens unique et d’une froideur glaciale, en affirmant : "Tu seras responsable d’un drame", et en matraquant : "Jamais je n’oublierai ce que tu m’as fait".

Plus tard, l’auteur et le ministre de l’Intérieur, plus calme, se rencontrent, mais physiquement cette fois, dans le bureau du numéro 2 du gouvernement de l'époque, place Beauvau. Nicolas Sarkozy, après avoir fait attendre longuement son visiteur, aurait commencé par se lamenter sur son sort d’homme délaissé, avant de changer littéralement d’attitude et d’insulter subitement toute la hiérarchie du célèbre groupe de presse d’avoir laissé passer ça, ainsi que beaucoup de membres du gouvernement, qui en auraient aussi pris pour leur grade. L’auteur s’en rappelle en ces termes : "Je l’écoutais passer brutalement de l’étalage de sa peine ­– sincère ou feinte ? – au déballage de sa haine".

La visite se terminera par ses mots de Nicolas Sarkozy : "En tout cas, je n’ai pas demandé ta tête". L’auteur poursuit : "Il mentait. Je savais qu’il avait demandé ma tête". Et il l’avait eu.

Mais même aujourd’hui, après avoir été vivre un moment à New York avec sa femme pour fuir Paris et tout ce qui le rattachait à son métier, à sa passion, Alain Genestar avoue qu’il n’arrive pas à détester Sarkozy : "Est-ce une variante du syndrome de Stockholm ? Je n’arrive pas, même maintenant, à le détester complètement".

L’auteur termine en déplorant cette presse complaisante pendant la Présidentielle. Cette presse censurée, ou pire, autocensurée par peur, et qui encensait alors le candidat Sarko. Celle-là même qui aujourd’hui, déçu par le véritable Sarkoland, se rebelle et entre régulièrement en conflit avec le chef de l’Etat.


Ce récit, au-delà d’un réglage de compte en bonne et due forme, est une véritable alarme contre ceux qui veulent porter atteinte à la liberté d’expression et à la démocratie, l’une des bases fondamentales de la République.

Malgré tout, il faut bien remarquer qu'Alain Genestar a attendu 3 ans après son "licenciement" pour publier ce livre "réglement de comptes". Etait-il obligé à une obligation de silence suite au chèque très confortable qui lui a été remis en indemnités diverses et variées pour son départ du groupe Lagardère ?

Notons aussi qu'il a attendu le "désamour" des français et de la presse en général pour publier Expulsion...
Aujourd’hui, Alain Genestar vit avec "(sa) femme et (ses) livres" à Paris, près de l’avenue Mozart. Expulsion sera disponible dès mardi prochain, alors que son auteur vient de reprendre une activité dans la presse, en créant Polka Magazine, qui publie de grands reportages illustrés, et dont vous retrouverez les détails en cliquant sur ce lien.
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