Le 5 juin sortira sur tous les supports possibles et imaginables, le très attendu Home, le film-événement-plaidoyer de Yann Arthus-Bertrand, produit par Luc Besson et financé par François-Henri Pinault (via sa société PPR, à hauteur de 10 millions d'euros sur les 12 du budget global).
Ce grand film "vu du ciel" (selon le point de vue que le photographe adopte avec succès depuis une dizaine d'années), sera effectivement proposé simultanément et gratuitement sur tous les écrans de cinéma du monde, mais aussi sur internet, en DVD, à la télévision (sur France 2 pour nous, à 20h35), ainsi que sur des écrans géants installés dans des lieux aussi populaires, célèbres et emblèmatiques que Central Park ou le Champ de Mars.
Le message que soulève le film ? En 200 000 ans d'existence, l'homme a rompu l'équilibre sur lequel la Terre vivait depuis 4 milliards d'années. En 50 ans, la planète a subi davantage de transformations que sur l'ensemble de son histoire. Réchauffement climatique, épuisement des ressources, extinction des espèces : l'homme a mis en péril sa propre demeure. Mais il est trop tard pour être pessimiste : il reste à peine dix ans à l'humanité pour inverser la tendance, prendre conscience de son exploitation démesurée des richesses de la Terre, et changer son mode de consommation.
A film-événement, tournage-événement. En plus du plus gros budget jamais alloué à un documentaire, ce sont des milliers de personnes qui ont travaillé bénévolement pendant les deux années qu'ont duré le tournage, dans 54 pays, pour enregistrer les 500 heures de rush nécessaires aux deux heures de film final.
Mais le tournage n'a pas été de tout repos. Si l'Inde a ainsi confisqué la moitié des images filmées au-dessus de son territoire, Dubai a tout bonnement renvoyé les équipes techniques venues filmées.
Mais malgré tout, le résultat est là . Grandiose, flippant, magnifique, triste. La voix-off du discours chargé d'éveiller les consciences (qui se veut scientifiquement irréprochable et qui a été supervisé par Al Gore, ex-vice président des USA, Prix Nobel de la Paix en 2007 et Oscar du meilleur documentaire pour Une vérité qui dérange, et par Lester Brown, le pape de l'écologie aux Etats-Unis) a été confiée à Glenn Close en anglais, à Salma Hayek en espagnol - elle était d'ailleurs hier à la conférence de presse d'une façon très discrète -et à Jacques Gamblin en français.
Le 5 juin, Journée Mondiale de l'Environnement des Nations Unis, ce sont les habitants de plus de 70 pays qui pourront donc découvrir ce grand documentaire humaniste et écolo. L'homme qui a financé le projet, François-Henri Pinault, déclare d'ailleurs quant à cette sortie mondiale exceptionnelle : "Cette diffusion massive et gratuite permettra à chacun, où qu'il se trouve et quel que soit son revenu, de voir le film".
Espérons maintenant que la vision de ce documentaire-événement aura l'effet escompté sur ces spectateurs...
Adam Ikx


















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