Il est l'un des chefs français les plus médiatisés. Grâce à ses différents restaurants, et surtout, aux nombreuses émissions qu'il anime sur M6 — de Oui, chef ! à Chef, la recette, en passant par Vive la cantine ! —, Cyril Lignac s'est taillé une très belle réputation, même au-delà de nos frontières.
Il en a malheureusement été victime récemment. En effet, depuis plusieurs jours, l'Hôtel Beaulac de Neuchâtel, en Suisse, bombait le torse de fierté en annonçant la venue du jeune chef français pour deux soirées gastronomiques — les 19 et 20 septembre —, durant lesquelles il aurait fait déguster aux invités de nouveaux plats. Invitations, communiqués de presse, publicités sur Internet, l'hôtel suisse avait sorti le grand jeu pour remplir son restaurant en surfant sur la popularité de Cyril.
Oui mais voilà, Cyril Lignac n'était pas du tout au courant de cette histoire. C'est la deuxième fois — après qu'un confrère belge a déjà fait le coup il y a quelques mois —, qu'un restaurateur annonce la venue du chef pour se faire de la publicité.
Interrogé par le quotidien suisse Le Matin, le chef à l'accent chantant revient sur cette mésaventure...
"Il n'a jamais été question que je vienne ! C'est en parcourant Internet que ma collaboratrice a découvert l'existence de ces deux soirées gastronomiques à Neuchâtel auxquelles je n'ai jamais été convié".
Cela n'a pas spécialement l'air de lui faire un tort personnel, mais le chef pense avant tout aux gourmands qui se seraient déplacés pour goûter sa cuisine, et qui se seraient par là même cassé le nez sur l'assiette : "Des gens paient, ils s'attendent à me voir en cuisine et on leur dit au final : "Cyril n'est pas là ce soir". Moi, ça me gêne. C'est un mensonge. Ces clients sont volés. En plus, j'ai une très belle clientèle suisse, fidèle, qui vient manger à Paris dans mon restaurant, Le Quinzième".
Les suites de cette arnaque ? Tous les clients qui avaient réservé leur table en échange d'un prépaiement seront intégralement remboursés, et des poursuites contre l'hôtel pourraient être lancées par le chef français : "On va essayer de rentrer en contact avec ce monsieur par le biais de mon avocat. Je me réserve le droit d'engager des poursuites judiciaires pour utilisation abusive de mon nom et de ma notoriété".
Ou quand la popularité vous rattrape...
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