Hier soir, sur France 3, vous avez pu découvrir la première partie de la saga Les héritières : un téléfilm en plusieurs parties avec notamment Jacques Weber et Amira Casar.
Adaptation de la tragédie de Shakespeare, Le Roi Lear, ce téléfilm mêle avec brio des thématiques exploitées avec justesse. Famille, amour, honnêteté, luxure, passion, adultère, violence, fourberie, vengeance et trahison sont autant d'éléments qui jalonnent cette quête absurde d'un idéal que certains n'atteindront jamais.
Pour la première partie de ce téléfilm, vous avez été nombreux : 3 400 000 téléspectateurs pour 16,1% de PDM. Un joli score qui place France 3 en deuxième position des audiences de la soirée, juste derrière TF1 qui a cartonné avec son best-of des Enfants de la télé (plus de 7 millions de téléspectateurs pour 36,1 % de PDM). Jacques Weber devance ainsi M6 et France : pas mal ! Serez-vous aussi nombreux ce soir pour la deuxième partie ?
Si vous n'êtes pas encore convaincu par cet excellent téléfilm, revoici le pitch (et la bande-annonce) :
L'amour et le pouvoir. Dans la Corse de la fin de la seconde guerre mondiale, Ottavia Della Rocca (Jacques Weber) mène avec difficulté sa suprématie branlante. Afin d'assurer ses arrières et conserver ses terres, il organise un mariage entre sa fille préférée Vanina (Hélèna Soubeyrand) et son amoureux d'enfance, Barthélémy (Thibault Vinçon), qui n'est autre que le fils du pire rival d'Ottavio, Ange Caponi (Jean Benguigui). Barthélémy est fou amoureux de Vanina, mais la réciproque ne vaut pas. Pourtant, la passion qui anime Barthélémy est si forte et si pure qu'il se résout à faire l'impensable : pour le bonheur de cette femme enivrée de liberté et de poésie, il la laisse rejoindre celui qu'elle aime vraiment. Un acte de bravoure qui égale aisément ceux que ce soldat a exécutés pendant la guerre. Si Barthélémy accepte d'abandonner sa promise à un autre, le père Ottavio ne l'entend pas de cette oreille : en refusant cette union, sa fille vient de précipiter sa chute. Le père Della Rocca est ravagé par la tristesse de voir sa fille préférée s'éloigner... ce qui accroît davantage la rancoeur de ses deux autres filles, Flavia (Hélène Seuzaret) et Antonia (Amira Casar), qui ont toujours mal vécu ce favoritisme vis-à-vis de Vanina.
L'amour et le pouvoir. Alors qu'Ottavio s'efforce de maintenir une autorité sans sa fille préférée, le clan des Caponi conquiert de plus en plus de terrain sur le fief des Della Rocca. Ange Caponi, arriviste ridicule, se plaît à s'imposer dans le village, même si son fils Barthélémy a, tout comme Vanina, préféré fuir cette mélasse de stratégies malsaines. Si Barthélémy et Vanina vivent leurs péripéties chacun de son côté, la vie les rapprochera à nouveau bien assez tôt, pendant que leurs familles respectives se déchireront.
L'amour et le pouvoir. La famille Della Rocca sera rongée de l'intérieur par la soif démesurée de pouvoir et de vengeance d'Antonia, qui passera, de fille obéissante, épouse aveugle et bonne mère de famille, à femme d'affaires peu scrupuleuse capable des pires bassesses à l'encontre de son propre père. Sa soeur Flavia, épouse modèle mais frustrée de n'avoir pu enfanter, se rebellera à sa façon, troublée par un bel amant qu'elle voit comme son ange gardien... mais qui se révélera davantage en démon dévoré par le désir de vengeance.
Entre pureté des émotions et noirceur de la manipulation, ce drame explore toutes les facettes de l'être humain grâce à des interprétations merveilleusement bien servies par des acteurs hors pair.
En d'autres termes, ce soir, c'est sur France 3 qu'il faudra être !
AJC
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