"Tous les deux jours en France, un homme, une femme ou un enfant meurt faute de la greffe qui l'aurait sauvé", déclare aujourd'hui Richard Berry au quotidien Le Monde.
A l'occasion de la Journée mondiale du rein, ce jeudi, l'acteur lance un appel afin que des "solutions soient mises en place de toute urgence".
En 2005, l'acteur a lui-même fait don d'un rein à sa sœur Marie, atteinte d'une maladie génétique appelée "syndrome d'Alport", qui associe des anomalies rénales, oculaires et auditives.
Marie avait déjà reçu un rein de sa mère à l'âge de 18 ans ; le rejet de cette greffe la pousse, 34 ans plus tard, à trouver un donneur rapidement. Ses deux frères, Richard et Philippe font les examens nécessaires. Seul l'acteur est compatible.
Pendant un an, la caméra de Minou Azoulai va suivre le parcours des Berry. Des rendez-vous en centre de dialyse aux discussions familiales, en passant par les moments d'angoisse et de doute, le documentaire, diffusé sur France 2 en 2005, retrace le parcours difficile des diffrérents protagonistes. Richard Berry avouera lui-même que cette épreuve a créé des "noeuds dans la famille": il voulait "guérir de cette culpabilité d'être celui qui est en bonne santé".
A la suite de cette expérience qui l'a encore rapprochée de son frère, Marie Berry va écrire un livre-témoignage, préfacé par Richard, et intitulé Le Don de soi. Ensemble, ils vont ainsi contribuer à porter le problème de la greffe sur la place publique.
Richard Berry demande aujourd'hui que les familles des personnes décédées soient sensibilisées en amont sur les enjeux du don d'organe. De même, l'acteur souhaite qu'une mention "favorable ou non au don d'organes" soit inscrite sur toute Carte vitale. Et ce, afin de faciliter les recherches des personnes compatibles et d'agir à temps.
Cette proposition, qui fait l'objet d'un examen à l'Assemblée nationale, pourrait se transformer en loi prochainement.









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