Hier à l'Assemblée Nationale Rachida Dati, notre Garde des Sceaux paraissait bien soucieuse... Il est vrai qu'elle est dans la tourmente et que les différents mots d'ordre de grève doivent lui donner un peu la migraine.
L'institution pénitentiaire est en crise et ses visites à la prison de Metz le 9 octobre, suite au suicide d'un jeune détenu, et à Roubaix le 10 pour inaugurer l'Ecole Nationale de protection judiciaire pour la jeunesse, n'ont pas enrayé le désarroi pénitentiaire.
Lundi, elle ne s'est pas rendue libre pour assister à la Chancellerie à la réunion avec les gardiens de prison. Cette absence a été mal perçue. Les trois principaux syndicats de surveillants ont appelé au blocage total des prisons à partir du 13 novembre. Cette décision, très rare pour cette corporation, qui est normalement privée de droit de grève, peut entraîner beaucoup de problèmes avec les parloirs-familles annulés ainsi que pour les extractions des détenus pour leurs jugements ou pour aller voir leur juge d'instruction.
La raison de cette absence à ce rendez-vous important ? Elle avait privilégié sa visite aux magistrats à Metz, eux aussi en colère ! Elle a malheureusement trouvé porte close et les juges ont quasiment boycotté le rendez-vous... Les membres de la magistrature ont d'ailleurs décidé une journée d'action, pour demain, jeudi.
Soucieuse certes, mais Rachida essaie de garder bonne figure dans l'hémicycle. La main sur son ventre — la petite fille doit bouger... — elle était attentive aux questions posées aux membres du gouvernement et aux... réponses, et faisait des apartés avec Fadela Amara.
Va-t-elle prendre son congé maternité comme toute femme qui travaille ? Si c'est le cas elle devrait pouvoir souffler dès la mi-novembre... En attendant elle peut compter sur le soutien de ses soeurs.
Allez Rachida, tiens bon !
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