De multiples scandales avaient explosé autour du long métrage de Danny Boyle. Le réalisateur avait tourné dans les bidonvilles-mêmes de la mégalopole indienne et engagé des enfants issus de ces quartiers. Jusque là , tout va bien, les comédiens en herbe se rendent à Los Angeles et assistent à la cérémonie des Oscars. Cette expérience inoubliable ne doit pas occulter le fait que leurs familles attendent leur arrivée qui n'aura évidemment pas lieu sur un tapis rouge...
Accueillis en véritables héros dans leur pays, Rubina Ali (Latika enfant), Azharuddin Mohammed Ismael (Salim enfant) et Ayush Mahesh Khedekar (Jamal enfant) doivent faire face de nouveau à leur quotidien. Si les autorités indiennes ont promis d'offrir aux familles de Azhar et Rubina un logement décent, soit une maison à chacune de leur famille, le retour sous les yeux des habitants ne se déroulent pas comme un conte de fée.
En effet, le jeune Azharuddin, dix ans, exténué par la fatigue du voyage Los Angeles-Mumbai a souhaité s'isoler un peu, loin du regard de tous, d'après le Daily Mail on line. Son père a violemment réagi et a giflé son fils devant la masse de gens qui étaient venus voir le slum hero. Scène de cris et de larmes, ce geste rappelle la violence du long métrage dans lequel le petit garçon vient de tourner. Bien que son père se soit ensuite excusé de son terrible comportement, le fossé entre l'hôtel cinq étoiles américain que l'enfant venait de quitter et son environnement actuel nous ramène à une triste réalité.
Tels sont les paradoxes véhiculés par Slumdog Millionnaire et qui sont également ceux de l'Inde. L'euphorie et la joie créées autour du film côtoient la misère et l'insalubrité qui sont le coeur de l'histoire. Maintenant qu'une bonne partie du monde a suivi les aventures du jeune Indien des bidonvilles, il est plus difficile de fermer les yeux.
SY
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