Le 6 février, le site du Nouvel Observateur rapportait que le président Nicolas Sarkozy, peu avant son mariage avec Carla Bruni, avait envoyé à son ex femme, Cecilia Ciganer-Albeniz, un texto ainsi libellé : "Si tu reviens, j' annule tout".
L' affaire avait fait grand bruit... D' abord, c'est sur le site de l' Obs et non celui d' un magazine people que "l' information" avait été diffusée. Jean Daniel, le directeur du news magazine, avait reconnu, dans son édito du 14 février : "Oui, c'est une erreur".
Ensuite, fait sans précédent, un président de la République en exercice a déposé plainte contre un support de presse et un journaliste pour "faux, usage de faux et recel". L' auteur de l' article incriminé, Airy Routier, rédacteur en chef de l' Obs, encourt jusqu' à trois ans de prison et 45 000 euros d'amende.
Pour finir, le journaliste, dans le cadre de l' émission + Clair, sur Canal +, a maintenu qu' il s'agissait là d' une information " authentique et vérifiée", et que le président, "perdant son sang froid" agissait de la sorte aux fins de "reprendre en main la profession".
Hier matin, le site bakchich indiquait, pour sa part, que le Nouvel Observateur avait échappé de peu à une perquisition dans les règles. Et hier, dans l' après-midi, Airy Routier était entendu en qualité de témoin par un commandant de police, sous la responsabilité d' un commissaire divisionnaire de la Brigade de répression de la délinquance contre la personne (BDRP).
L' audition a duré un peu plus d'une heure rue du Chateau des Rentiers, dans le XIII° arrondissement de Paris, où sont traitées les affaires liées à la presse. Et, selon le journaliste, s' il n' a pas vu le sms dont il a affirmé l' existence dans son article, l' article a été rédigé sur la foi "d' informations verbales fiables", émanant de sources "crédibles et sérieuses".
Concernant la plainte déposée le président, Airy Routier estime "qu' il reviendra à l' avocat de celui-ci, Me Herzog, de prouver qu' il y a un faux, que je l' ai vu, que je savais que c' était un faux et que ce faux avait des conséquences juridiques".
Pour conclure, Airy Routier a ajouté : "Il faudra que Me Herzog revienne à la raison et sorte de l' impasse dans laquelle il a mis le président de la République de manière un peu stupide".
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