Nicolas Sarkozy déposait jeudi dernier une plainte pour faux, usage de faux et recel à l'encontre du site nouvelobs.com, incriminant l'article du journaliste Airy Routier, auteur de l'article sur le prétendu SMS adressé à Cécilia. Le défendeur, qui encourt jusqu'à trois ans de prison et 45.000 euros d'amende, a répliqué en portant plainte à son tour, pour diffamation, contre l'avocat du président, Me Thierry Herzog. En cause, les propos jugés outranciers de ce dernier, tels que "le journaliste a tenté un coup, (...) il a perdu. Le but (...) dans cette affaire est de faire un scoop, pour faire de l'argent".
Sur le plateau de + Clair, samedi midi, le journaliste a maintenu la véracité de son information, dénonçant "une stratégie électorale de reprise en main et de rapport de force avec la profession".
Traités de "charognards" (Rama Yade) et suspectés "d'irrespect" (Bernard Laporte), les journalistes sont dans l'oeil du cyclone (voir notre article Le divorce est-il consommé avec les médias ?). Nicolas Sarkozy avait délibérément opté pour un style présidentiel décontracté, abrogeant la frontière qui protégeait sa vie privée. Les médias se sont à présent engouffrés - et installés - dans la brèche, et le président tente de les en déloger.
Mais rétablir une distance "protocolaire" n'est pas chose aisée, malgré l'appel au "cessez-le-feu" lancé par Jean-François Copé : Airy Routier estime "ne pas avoir franchi de ligne jaune : la nouvelle vie du président de la République, qui mélange sa vie publique et sa vie privée, brouille les cartes".
La suite au prochain texto ?
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