Après l'annonce de la fin de carrière d'Amélie Mauresmo, voici une nouvelle qui va secouer aujourd'hui encore le monde du tennis.
Le Monde nous apprend que Régis de Camaret, 67 ans, ex-entraîneur de grandes joueuses de tennis dont Nathalie Tauziat, vient de bénéficier d'un non-lieu de la chambre de l'instruction de la cour d'appel d'Aix-en-Provence.
Celui qui avait été mis en examen en 2007 pour "viols et tentatives de viol aggravées sur deux mineurs de moins de 15 ans par personne ayant autorité" (il était entraîneur au moment des faits relatés par les victimes), risquait un renvoi devant la cour d'assises, mais la cour d'appel d'Aix a estimé qu'il n'y avait "pas de charge suffisante" dans l'un des cas.
Le prévenu ayant reconnu "des attouchements" dans le second cas, la "tentative de viol" a été requalifiée par la cour en "agressions sexuelles sur mineur de moins de 15 ans". Etant données la date des faits trop antérieure, la prescription a été prononcée...
Au départ, c'est une plainte déposée par la sportive Isabelle Demongeot, en octobre 2005, qui avait déclenché une enquête mais surtout entraîné de nombreuses autres plaintes, en tout une quinzaine, venant d'anciennes élèves de son centre des Marres à Saint-Tropez.
Interpellé en février 2007, Régis de Camaret avait été placé en détention provisoire à la maison d'arrêt de Draguignan de février à juin de la même année, avant d'être remis en liberté sous contrôle judiciaire avec interdiction d'exercer dans son centre, l'Académie de tennis du Gaillou à Cap-Breton.
Ce dernier était, souvenez-vous, un entraîneur acharné et rigoureux, qui a été en activité au plus haut niveau international de 1980 jusqu'au milieu des années 2000. Il est évidemment associé au succès de Nathalie Tauziat, qui l'a d'ailleurs toujours défendu des accusations de viol sur mineures, poursuivant même en justice les plaignantes Isabelle Demongeot, ainsi que Catherine Tanvier et Isabelle Amiach, pour diffamation. Ces dernières l'accusaient d'avoir eu connaissance de ces actes sexuels condamnables.Quoi qu'il en soit, aujourd'hui, les actes présumés remontant aux années 1989 à 1991 ont abouti à un non-lieu. La justice a tranché. Il n'empêche que les faits, même prescrits, ont eu lieu (du moins les deux qu'il a reconnus...). Isabelle Demongeot aurait dû... parler plus tôt !
L.R
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