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Affaire Polanski: Catherine Deneuve a tenu des mots "rétrogrades et dégradants"

Image de l'émission Quotidien du 16 mars 2017 sur TMC : Catherine Deneuve parle de Roman Polanski
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L'association Politiqu'elles avait saisi l'institution.

Retour au mois de mars 2017 : Catherine Deneuve est la prestigieuse invitée de l'émission animée par Yann Barthès, Quotidien, sur TMC. Lorsque le show touche à sa fin, le présentateur interroge l'icône du cinéma sur l'affaire Roman Polanski – accusé de viol sur mineure en 1977 – qui est revenu sous le feu des projecteurs en raison de sa nomination à la président des César... une invitation qu'il finira pas décliner devant l'ampleur de la polémique. La réponse controversée de la comédienne est applaudie par l'épouse du réalisateur, Emmanuelle Seigner, mais, comme le révèle BuzzFeed News, plus de quatre mois plus tard, c'est le Conseil supérieur de l'audiovisuel qui prend la parole et il n'est pas content.

Après le passage télévisé de l'actrice, l'association Politiqu'elles, qui lutte pour la promotion des femmes dans la société et contre le sexisme, avait saisi le CSA. Le comité de surveillance a répondu à l'organisation féministe le 21 juin après avoir analyser les images : "L'institution estime que les propos tenus par Catherine Deneuve sont déplacés et véhiculent des préjugés rétrogrades concernant les auteurs de viol et leurs victimes." Sur le plateau du talk show, elle avait en effet déclaré : "C'est une jeune fille qui a été amenée chez Roman Polanski par sa mère, et qui ne faisait pas son âge de toute façon. Il n'a pas demandé sa carte de visite. Il a toujours aimé les jeunes femmes. J'ai trouvé que le mot de viol avait été excessif."

Catherine Deneuve épinglée, mais pas de sanctions

S'il y a rappel à l'ordre, il n'y a toutefois pas de sanction. Le CSA considère en effet que Yann Barthès a mis en évidence que les propos de son invitée étaient choquants. "Dire ce que vous dites en 2017, c'est quand même inaudible pour plein de gens", avait-il déclaré. Ferme mais d'une voix posée, Catherine Deneuve lui avait répondu : "Oui, mais vous savez, tant pis pour moi, tant pis pour eux." Le comité a ainsi décidé que "la chaîne n'avait pas manqué à ses obligations en matière de respect de l'image des femmes" et a tenté de faire prendre conscience aux téléspectateurs que ses propos pouvaient choquer. Ainsi, s'il est impossible d'empêcher les paroles choquantes à la télévision, il est nécessaire de leur apporter un "élément de contradiction" : "On entérine les manquements quand il n'y a pas de maîtrise de l'antenne et que personne ne minore ou ne fait comprendre à l'interlocuteur que ses propos n'ont pas lieu d'être."

Toutefois, Fatima El Ouasdi, présidente de Politiqu'elles, ne se satisfait pas de cette décision : "La réaction de Yann Barthès face aux propos de Catherine Deneuve faisant l'apologie de la culture du viol est très insuffisante. (...) Yann Barthès et TMC auraient dû s'excuser et a minima se désolidariser."

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