Il a failli bien s'en tirer. Failli seulement. Relativement épargné par le tribunal antidopage de la Fédération Internationale de Tennis, qui a entendu ses arguments et ne lui a infligé que 10 semaines de suspension au titre de son contrôle positif à la cocaïne en mars dernier au Set de Miami, Richard Gasquet voit son feuilleton judiciaire rebondir et jouer les prolongations.
Alors que le tennisman a été autorisé à reprendre la compétition à partir du 15 juillet, ce dont il se félicitait, avec la bénédiction du team Lagardère, Pamela, la jeune femme avec laquelle il avait passé la soirée et qu'il avait accusée de l'avoir rendu positif à la cocaïne suite à un échange de baisers, l'assigne en justice pour diffamation, avec constitution de partie civile, selon une information publiée par le site du magazine Le Point.
La jeune femme incriminée avait d'ailleurs été entendue par la police dans le cadre de l'enquête diligentée à la suite de la plainte contre X déposée par Richard Gasquet pour "administration de substance nuisible ayant porté atteinte à son intégrité physique". Elle avait nié avoir pris de la cocaïne, et les résultats des analyses toxicologiques - par ses cheveux, qu'elle avait elle-même proposé - ont été pratiquées, mais sont toujours inconnus. Pourtant la Fédération Internationale de Tennis, nonobstant, a estimé que Gasquet avait été dopé à son insu. Du côté de la plaignante, on estime qu'elle a été instrumentalisée et a servi "d'alibi".
"Ma cliente a été traînée dans la boue", s'élève Me Yassine Bouzrou, l'avocat de Pamela D., manager à Paris dans une célèbre chaîne de restaurants. "Elle réagit aujourd'hui pour rétablir la vérité et laver son honneur (...) Ce qui a mis hors d'elle ma cliente, ce sont les mensonges de Richard Gasquet à propos de leur dernière rencontre à Paris, un mois et demi après la soirée à Miami. Richard Gasquet a présenté son agent spécialisé dans les affaires juridiques comme un simple ami. Je trouve cette manière de faire suspecte."
Facteur aggravant : Pamela "n'admet pas que Gasquet ait demandé, via les médias, une confrontation avec elle devant le juge, en la traitant de menteuse".
Dans le même temps, Le Point fait état des velléités de recours de l'Agence mondiale antidopage : celle-ci, jugeant la position du tribunal de la Fédération Internationale de Tennis trop clémente, aurait décidé de faire appel de sa décision. Aïe !
Une chose est sûre : si Gasquet retourne à l'entraînement, il risque également d'être entraîné malgré lui... à la barre.
Faire un lien vers cet article


Cliquez sur un smiley pour l'insérer.