A 54 ans, Gilbert Gallerne n'a rien d'un novice, et peut se targuer d'une bibliographie déjà bien fournie - de nombreuses productions originales (romans, nouvelles) mais aussi quelques traductions d'oeuvres qui retiendront l'attention des cinéphiles : Basic Instinct ou Danse avec les loups, notamment.
Cet ancien critique littéraire, qui abandonna en 1992 ses pseudonymes (dont Gilles Bergal) pour signer de son nom les textes composés de sa plume, et s'écarta de la science-fiction pour s'adonner au thriller (La Mort au soleil, Le Prix de l'angoisse, Le Patient 127) est le lauréat du Prix du Quai des Orfèvres 2010, qui lui a été décerné pour son roman Au pays des ombres. Il succède, au palmarès du prix fondé en 1946 par Jacques Catineau, à Christophe Guillaumot, dont le roman Chasse à l'homme avait obtenu les suffrages du jury composé de policiers, magistrats et journalistes.
C'est des mains de l'acteur Alain Delon, qui a porté à l'écran tant de rôles mémorables de flic, que Gilbert Gallerne a accepté sa distinction, synonyme de tirage à 50 000 exemplaires minimum de son ouvrage chez Fayard. Au 36, Quai des Orfèvres, siège de la PJ, le maître des lieux Christian Flaesch, directeur de la PJ et président du jury du Prix, Frédéric Pechenard, directeur général de la Police française, Pierre Charon et Michel Gaudin, préfet de police de Paris et président d'honneur du jury du Prix, ont assisté à cette consécration.
Le Prix du Quai est décerné au regard des qualités littéraires, mais aussi du degré de réalisme avec lequel est décrit le fonctionnement de la police et de la justice.
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