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Alain Delon, la polémique de trop : Anthony Delon trouve son père 'consternant'

Monstre sacré, icône, acteur mythique... Alain Delon est, de son vivant, entré dans la légende. Aujourd'hui, le comédien de 77 ans s'impose tout autrement, avec ses mots violents, laissant les Français face à leurs interrogations. Pourquoi cette figure sombre-t-elle dans les méandres des pensées extrémistes, approuvant ouvertement la progression du Front National ? Son propre fils, Anthony, est consterné.

Alain Delon et la montée du FN : "J'approuve"

Le quotidien suisse Le Matin a obtenu le 9 octobre une interview avec Alain Delon, alors en tournée avec sa pièce Une journée ordinaire, spectacle dont il partage l'affiche avec sa fille, Anouchka. Il triomphe sur scène avec son enfant à Genève, recevant une belle standing ovation, mais ce n'est pas de ça qui fait du bruit dans les médias. La faute à ses propres déclarations à propos de la percée du MCG (Mouvement citoyens genevois) en Suisse et du Front national en France : "Je ne vais pas critiquer les gens en place, c'est trop facile. Je voudrais simplement vous dire que la poussée du MCG comme celle du Front national, c'est tout à fait édifiant. Édifiant parce que les gens en ont marre qu'on leur parle comme on le fait. Ils veulent de l'action, ils veulent autre chose. Ils ont connu une France différente sous de Gaulle ou même Mitterrand. Voilà pourquoi le Front national, comme le MCG à Genève, prend une place très importante et ça, je l'approuve, je le pousse et le comprends parfaitement bien."

Sa compréhension du phénomène va loin puisqu'il l'encourage, au point de se ranger derrière la droite extrême qui pourrait, selon lui, réussir à passer de la parole aux actes : "Ils en seront capables s'ils arrivent à avoir derrière eux un électorat solide. On ne peut pas le faire sans l'appui du peuple et sans l'appui de ceux qui sont leur soutien. Depuis des années, Le Pen père et fille se battent, mais ils se battent un peu seuls. Là, pour la première fois, ils ne sont plus seuls. Ils ont les Français avec eux. C'est important. Et que cela déborde sur Genève, c'est vachement important. Là-bas aussi, il y a un ras-le-bol."

"Je n'ai pas dérapé"

Face au tremblement médiatique qu'a provoqué cet entretien, Le Matin n'a pas tardé, après la parution de l'interview, à contacter Alain Delon par téléphone pour lui demander de confirmer ses propos : "Je n'ai pas dérapé et je ne dérape pas. Je suis gaulliste depuis quarante ans, mais il faut vivre avec son temps. On ne peut pas être gaulliste dans un monde hollandiste", déclare l'acteur, en référence au président socialiste français François Hollande. "Il faut s'adapter. Je suis gaulliste et je suis sarkozyste. Avec le FN, nous n'en serions pas là si Nicolas Sarkozy était au pouvoir. Point."

Après Jean Roucas qui s'était affiché au côté de Marine Le Pen lors de l'université d'été du parti d'extrême droite, voilà qu'Alain Delon impose aux Français ses positions politiques controversées. Cependant, ce n'est pas la première fois que l'acteur fait état de sa sympathie pour le Front national. En 1987, déjà, il parlait de politique sur Antenne 2 et du rôle de Jean-Marie Le Pen, comme le rappelle Le Monde : "J'ai des points d'accord et de divergences avec monsieur Le Pen. C'est un ami de longue date. Je suis très sympathisant, point à la ligne."

Un père consternant

Face aux déclarations polémiques de leur père, ses enfants sont fatigués. C'est en tout cas ce qu'on comprend à travers les mots d'Anthony Delon, qui a envoyé un SMS au Grand Journal de Canal+ le 9 octobre : "C'est consternant ! C'est un acteur. Il ferait mieux de tourner des films et de nous offrir une fin de vie à la Clint Eastwood plutôt que de s'improviser politologue." Anthony préférerait certainement parler de son rôle de chirurgien dans la série de TF1 Interventions, mais l'ombre de son père se fait trop pesante.

Début septembre, lorsque le père avait qualifié les couples homosexuels de contre-nature, le fils avait déclaré qu'il faisait une "boulette tous les quinze ans". Alain Delon a manifestement accéléré la cadence. Sa fille Anouchka, avec laquelle il joue au théâtre et entretient de bonnes relations, s'était démarquée sur son compte Twitter de ses positions sur l'homosexualité : "Les propos tenus par mon père @cavousf5 ne concernent que lui et n'ont aucun rapport avec les causes que je défends et auxquelles je crois." Le benjamin des Delon, Alain-Fabien - qui est régulièrement en conflit avec son père -, a choisi (pour l'instant) l'option "ni défense ni condamnation" sur M6 : "On ne devrait pas demander à Alain Delon, Anouchka ou Zlatan ce qu'ils pensent de l'homosexualité. C'est leur problème."

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