Lors d'un entretien accordé au quotidien Nice-Matin, Alain Souchon a confirmé son intention d'arrêter définitivement le cinéma. C'est son choix, bien sûr, mais on ne pourra que regretter de ne plus voir au cinéma ces personnages qu'ils campaient si bien, entre mélancolie sourde et bouderie un poil enfantine.
Acteur remarqué dans La fête des Pères, Tout feu tout flamme, Le Vol du Sphinx, Souchon reste avant tout Florimond dit "Pin-Pon", le garagiste pompier de L'été meurtier qui tombe follement amoureux d'une Isabelle Adjani dans un de ses meilleurs rôles.
Souchon souligne qu'il ne s'est jamais laissé habiter par ses rôles, qu'il jouait "comme un enfant". C'est sans doute ce qui nous séduisait le plus, cette façon d'être lui-même tout en en rentrant, pesque involontairement dans la peau de ses personnages. Ce que l'on aimait, c'était, son côté jamais content, carrément pas méchant, qui donnait envie d'aller lui ébourriffer sa tignasse en désordre pour le consoler.
Souchon déclare : "Ce n'était pas un métier pour moi." Selon Dominique Besnehard (l'agent, entre autres, de Ségolène Royal), il aurait "raté" tous ses films. Façon de voir. Il faisait passer des tas de choses que bien des ses confrères français, officiellement estampillés acteurs, se montrent incapables d'exprimer...
Consolation, maintenant, il nous les chantera...
Alain Souchon vient de sortir son dernier album "Ecoutez d'où ma peine vient".
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