La principauté de Monaco connaît actuellement quelques secousses médiatiques qui brisent légèrement les convenances et l'image lisse que le Palais tente de préserver depuis toujours.
Il y a quelques semaines, les soucis conjugaux de Caroline et d'Ernst August de Hanovre ont fait la une des journaux. Démentie par le Rocher, l'information selon laquelle le couple serait sur le point de divorcer n'est plus le sujet de conversation monégasque par excellence, car une autre polémique vient d'éclater.
Le Prince Albert, 51 ans, qui s'est confié dans un livre baptisé L'Autre Prince, à paraître demain, va se retrouver au coeur d'un procès dont la préparation débutera le 4 février prochain, à Santa Barbara, en Californie.
Selon le magazine Point de Vue, tout part d'une plainte déposée le 5 octobre dernier par Robert Eringer, un Américain, ancien employé du souverain, qui réclamerait ses derniers honoraires, selon lui non réglés.
Cet homme aurait été, durant six années, un agent de renseignement non officiel chargé par le prince de monter un service parallèle en juin 2002, baptisé le Monaco Intelligence Service. Pour prouver ses dires, Robert Eringer a monté un dossier de trente pages appuyé par cent trente pages d'annexes et d'un résumé détaillé de ses actions, de 2002 à 2008.
Le plaignant, à l'origine de ce qui s'annonce comme un beau scandale, révèle avoir enquêté entre autres sur des membres de l'entourage d'Albert et du gouvernement, sur ordre du prince, qui souhaitait connaître les opinions de chacun à son sujet. "Il est question de blanchiment d'argent, de corruption, de pots de vin, de spoliation", ajoute le magazine.
L'ex-agent déclare : "Quand le prince héréditaire Albert m'a engagé pour être son maître espion en juin 2002, je pensais qu'il voulait réellement nettoyer Monaco. Après être monté sur le trône en 2005, le prince Albert II était en position de sévir à l'encontre des individus et entités que notre service de renseignements avait identitifiés comme corrompus."
L'avocat de Robert Eringer, maître Brigham J.Ricks, affirme : "Nous pouvons prouver chacune des allégations contenues dans notre plainte. Ces preuves consistent en photographies, journaux (intimes), documents, cassettes audio et témoignages."
Pour éviter que la réputation du prince Albert ne pâtisse trop des révélations (vraies ou fausses) qui vont être faites durant le procès, un arrangement à l'amiable pourrait être envisagé, mais rien n'est moins sûr.
Interrogé par Point de Vue, Thierry Lacoste, le défenseur du prince, explique que les faits relatés dans le dossier sont "totalement faux et mensongers (...) C'est du délire !". A propos de son poste d'espion, il raconte : "Il n'avait aucune fonction. Il est intervenu au coup par coup en indiquant qu'il était prêt à donner des renseignements sur diverses personnes (...) Lorsque le prince s'est rendu compte de la nature des renseignements communiqués par M. Eringer, il a décidé de mettre fin à ses fonctions."
Selon Maître Lacoste, afin de s'assurer de la véracité des informations de l'agent, des contre-enquêtes avaient été menées par le SIGER (Service de l'information générale des études et du renseignement) et avaient "démontré que tous les éléments avancés par Eringer ne reposaient sur rien. Rien."
Un employé qui réclame une somme d'argent soi-disant non versée, un employeur étonné par des propos inventés : voici une affaire quelconque qui aurait pu passer incognito... Mais voilà , cela concerne le prince Albert II, donc l'affaire s'annonce corsée, médiatisée et promet de chambouler le Rocher !
Espérons que la jolie Charlene veillera comme il se doit sur lui dans ce moment compliqué...
Faire un lien vers cet article





attends dans ces cas là on est deux pas vrais ? 









Cliquez sur un smiley pour l'insérer.