La saison 2009 du WTA Tour, qui a vu le retour fracassant de ses anciennes rivales belges Kim Clijsters et Justine Hénin s'achèvera, dans moins d'un mois (avec les Masters de Doha et Bali) sans Amélie Mauresmo ; quant à l'exercice 2010, difficile de dire s'il verra la Française revenir sur les courts...
Actuellement au 20e rang mondial en dépit d'une saison sans vrai coup d'éclat (25e titre à l'Open Gaz de France, finale à Madrid, huitième de finale à Wimbledon et cinglante défaite au premier tour de Roland-Garros), la tenniswoman a des états d'âme : "Depuis mon retour de l'US Open [où elle s'est fait sèchement sortir au deuxième tour par la Canadienne Wozniak, NDLR], j'ai essayé de m'entraîner, mais je n'ai pas retrouvé l'envie de reprendre la compétition". Le syndrome Manaudou, en somme.
Si 2009 s'annonçait comme l'année de la sérénité et de la résurrection (méthode Coué ?), la preuve n'en a pas été faite, loin de là, et les bonnes intentions de Mauresmo finissent en eau de boudin. Elle a ainsi annulé sa participation aux tout prochains tournois de Linz et Luxembourg.
Elle a arrêté l'entraînement il y a deux semaines et se "laisse encore le temps de la réflexion avant de prendre une décision pour la suite de sa carrière", rapporte Le Parisien.
Son coach, Hugo Lecoq, cautionne ce break nécessaire : "Le moteur vient du coeur, et personne, moi ou un autre, ne peut dicter sa décision. Cela ne sert à rien de forcer le destin pour endurer inutilement la douleur."
Quant à Alexia Dechaume, amie et attachée de presse d'Amélie Mauresmo, elle estime que chaque heure compte : "Amélie est face à elle-même (...) Plus elle tardera à communiquer son choix, plus il y aura de chances de la voir poursuivre. En revanche, si elle devait s'exprimer la semaine prochaine..."
Les championnes françaises et les breaks : une histoire qui a tendance a mal finir...
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