Avec sa chevelure blonde et sa silhouette longiligne venue des contrées de l'Est, Anna Sherbinina est loin d'être une beauté froide. Slave, elle l'est par ses origines, Parisienne, elle l'est de coeur depuis qu'elle a suivi un amoureux "qui n'est jamais venu". Dans le magazine Madame Figaro, elle se confie sur ses principes de vie qui font d'elle une femme épanouie.
Son physique fait croire qu'elle est destinée au mannequinat, et pourtant, elle se plaît dans l'univers du septième art, glamour et fascinant. Ainsi, elle a joué dans Le Temps qui reste de François Ozon avec Melvil Poupaud ou encore dans Au Suivant ! avec Clovis Cornillac et Alexandra Lamy. Bientôt, elle sera à l'écran pour Compensation, un film de Vera Storozheva qu'elle tourne en Russie, et y incarne une infirmière passionnée de mode.
La mode et Anna ne font qu'un. Si elle ne veut pas se contenter des podiums pour sa carrière professionnelle, la haute couture et la mode en général font partie de sa vie. Enfant élevée dans une Russie communiste, le shopping était lourdement limité mais cela ne l'a pas empêché d'aiguiser son goût pour ce qui est beau et révèle la beauté de la femme. D'ailleurs, elle n'aime pas les préjugés et les idées préconcçues : "Il y a quelque chose de très féminin dans l'allure de garçon manqué."
Pour elle, être belle est d'abord une histoire d'amour, avec son corps et avec les autres : "Je suis toujours très peinée de voir les femmes se torturer pour être plus belles, plus minces : j'ai dû batailler contre des troubles alimentaires lorsque j'étais mannequin et depuis, je suis convaincue que ce qui nous rend belles, c'est d'être sûres de nous, de prendre soin de nous et des autres."
Anna Sherbinina a d'ailleurs témoigné, le 16 avril 2008 dans l'émission C dans l'air d'Yves Calvi sur France 5, dont le thème était "Anorexie : délit de maigreur". Elle parle de cette maladie dûe, en partie, à la pression du métier de mannequin, à l'obsession du poids et de la nourriture.
Une leçon de style et de bien-être qui résonne dans les mots de son amoureux qui aime qu'elle soit naturelle. Toutefois, cela ne l'empêche pas d'aimer les talons "qui mettent sur un piédestal les femmes" et la belle lingerie. Ne pas en faire trop pour être belle, ne pas se faire remarquer à tout prix non plus.
A Cannes, au bras de Christophe Barratier, le réalisateur des Choristes, elle avait opté pour une tenue délicatement dessinée mais sobre : "Cette robe longue et noire Dior m'a donné l'impression qu'elle avait été faite pour moi. Je me suis rarement sentie aussi femme, désirée et belle." A en voir les clichés, elle a diablement raison !
Amie de vedettes comme Patrick Poivre d'Arvor dont elle a été longtemps la cavalière officielle , ou encore Alain Delon, Anna Sherbinina évolue avec calme et volupté et n'a pas fini de faire parler d'elle...
Interview et photos à retrouver dans leur intégralité samedi 19 septembre 2009 dans Madame Figaro et en cliquant ici.
Propos et photos reproduits avec l'aimable autorisation de Madame Figaro, reproduction interdite.
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