Béatrice Dalle est toujours aussi décalée et n'a rien perdu de son franc-parler. Elle se fait rare, ne se confie que très rarement et c'est bien dommage.
Dans une interview donnée aux Inrockuptibles, l'actrice revient sur son rôle de mère incestueuse dans New Wave de Gaël Morel (diffusé vendredi à 20h45 sur Arte) et avoue sans avoir peur de choquer : "Cette mère n'est pas très loin de moi.[...] La scène que j'ai préféré tourner, c'est d'ailleurs la plus dramatique du film." Excellente entrée en matière.
Béatrice Dalle n'est jamais rentrée dans le moule, ne regrette pas d'être cantonnée aux rôles dramatiques mais avoue avoir "très envie de gore, d'effets spéciaux".
Elle revient sur le système carcéral car en tant que femme d'un détenu (son mari Guénaël Meziani, qui a obtenu cet été sa première permission de sortie, purge sa peine de 12 ans de prison à la centrale de Melun, ndlr) et n'approuve guère le projet de loi pénitenciaire de Rachida Dati et la construction de nouvelles prisons. "On prend un mec, on l'enferme comme un animal pendant vingt ans sans soins, avec d'autres co-détenus qui n'ont rien à voir. [...] Quand tu mélanges un dealer, un voleur, un tueur en série, c'est une situation folle."
Puis Béatrice Dalle revient sur son métier d'actrice et parle de son projet de film avec Virginie Despentes, l'adaptation de son livre Bye, Bye Blondie. Et là, elle fait de drôles de révélations. "Avec elle (Virgnie Despentes), je partirais dans n'importe quel projet. Je l'aime tellement. J'ai toujours eu des hommes dans ma vie, mais je trouve cette fille séduisante au possible, d'une grande intelligence ! Si j'aimais pas autant mon mari, je la flirterais bien !"
Bon et bien voilà qui était bon à savoir !
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