Il sera à Paris Bercy le 1er décembre prochain pour mettre un terme à sa tournée commencée il y a un an, mais Bénabar, pas vraiment l'homme enjoué que l'on peut voir sur scène, redoute déjà "l'après"...
Car si le jeune papa de Manolo, cinq ans et de Ludmilla, née le 27 juillet, est comblé à la maison avec sa compagne Stéphanie, correctrice dans l'édition, il se révèle être un artiste angoissé et selon ses dires "extrêmement peureux". Les équipes du magazine Paris Match en kiosque demain ont rencontré le chanteur adoré, qui redoute plus que tout... de ne plus plaire.
"Je suis angoissé sur tout, extrêmement peureux. On m'a proposé de faire Fort Boyard : j'ai refusé. Je me serais évanoui dès la première épreuve. Je ne pratique aucun sport violent, je ne m'aventure dans aucun voyage lointain et ma peur chronique de l'avion m'empêche de me produite dans les Dom-Tom", déclare-t-il dans les colonnes du magazine avant de poursuivre sur son après-tournée.
A ce sujet, il déclare : "Pendant un an, on vit ensemble (...) on est complètement infantilisé. Et puis tout à coup, on se retrouve seul chez soi à manger des pâtes à 14 h en zappant devant la télé. On ressent un vide immense. C'est un moment que je vis très mal. (...) Pour tenter de me changer les idées, j'ai loué un chalet pour quinze jours à la montagne (...). La neige m'a tétanisé, je suis rentré au bout de quatre jours dans un état épouvantable. Là, je me suis décidé à consulter un psy", poursuit celui qui s'est dit très affecté par la mort de Jocelyn Quivrin, son partenaire dans le film Incognito, dont les obsèques se sont déroulées samedi 21 novembre.
A 40 ans (oui oui 40 ans !), Bénabar l'angoissé semble avoir trouvé son équilibre, même s'il n'hésite pas à "clasher" Benjamin Biolay, qu'il ne porte pas dans son coeur, en plein milieu d'un restaurant parisien !
Papa attentif "esclave de (s)a fille", qui adore accompagner son fils à l'école, citoyen responsable qui ne rechigne pas à payer ses impôts ("je trouve normal de payer beaucoup d'impôts") et qui culpabilise de bien gagner sa vie, Bénabar est vraiment un chouette type, qui travaille avec la même équipe depuis des années - son attachée de presse Marion est là depuis le premier jour, quand c'était difficile - et qui n'a pas pris la folie des grandeurs... Chapeau l'artiste.
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