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Bernard Tapie et le 'singe' Boli : ce 'gros malin' de Guy Roux dans le pétrin

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Guy Roux présentant dans Le Buzz Le Figaro ses mémoires Il n'y a pas que le foot dans la vie

Guy Roux et Bernard Tapie, le match... au tribunal ! Anciens protagonistes des rectangles verts du championnat de France de football élite à l'époque où on parlait encore de Division 1, l'ex-entraîneur emblématique de l'AJ Auxerre et l'ex-président de l'Olympique de Marseille changent de terrain : c'est en cour de justice qu'ils devraient prochainement s'affronter...

En cause, des propos rapportés par le premier concernant le second, dans ses mémoires intitulés Il n'y a pas que le football dans la vie (éd. L'Archipel). À 75 ans et avec 894 matches de première division en tant qu'entraîneur au compteur, Guy Roux, définitivement à la retraite depuis 2007 et une pige désastreuse au RC Lens, a une foule d'anecdotes à raconter. Bien entendu, les épisodes extra-sportifs, comme la folle proposition de Fidel Castro ou la manière dont il a aidé Eric Cantona à échapper à la prison après avoir frappé un supporter en Angleterre, sont les plus savoureux.

"Je veux t'acheter ton singe aux pieds carrés !"

Parmi les souvenirs de 45 ans de carrière comme entraîneur, celui d'un échange avec Bernard Tapie à la fin des années 1980 n'a pas manqué d'attirer l'attention, surtout dans un monde du foot contemporain aux prises avec le racisme ambiant (de l'affaire des quotas au manger de banane, les exemples sont légion). Les faits se passent un soir de novembre 1988 au stade de l'Abbé-Deschamps, où l'AJA reçoit l'OM. À l'époque, Bernard Tapie, dont la notoriété télévisuelle vient d'exploser et fort de ses premiers succès dans le monde du sport avec l'équipe cycliste La Vie Claire (sous les couleurs de laquelle Bernard Hinault et Greg LeMond remportent le Tour de France successivement en 1985 et 1986), a amorcé la métamorphose de l'Olympique de Marseille, qu'il a pris en main en 1986. Ce soir-là, à l'issue de la victoire des Marseillais (1-0), Nanard, qui a notamment fondé la réussite de l'OM nouveau sur un recrutement habile, aurait discuté le cas du tout jeune Basile Boli, évoluant à l'AJ Auxerre, dans des termes assez particuliers, à en croire le récit fait par Guy Roux :

- Bernard Tapie : "Je veux t'acheter ton singe aux pieds carrés !"
- Guy Roux : "C'est qui mon singe ?"
- Bernard Tapie : "Eh bien, Boli !"
- Guy Roux : "Revenez nous voir la saison prochaine si vous voulez toujours, et profitez-en pour faire des économies parce qu'il ne sera pas donné."
- Bernard Tapie : "Ouais ouais, on verra, on verra."

Nonobstant la forme, Tapie réussira à faire transférer Basile Boli en 1990 à l'OM, où il décrochera plusieurs titres de champion de France et décochera un coup de tête qui offrira au club sa seule Ligue des Champions en 1992.

Plainte en diffamation contre Guy Roux, ce "gros malin"

Ayant pris connaissance des propos relatés par Guy Roux dans son autobiographie, Bernard Tapie n'a pas tardé à réagir, non sans ironie. Et lui aussi a un support tout trouvé pour répondre : le quotidien La Provence, dont il est le propriétaire. Toujours plein de verve, le père de la chanteuse et comédienne Sophie Tapie a fait part de son indignation : "Il suffit de demander à Basile Boli, Marcel Desailly, Abedi Pelé, Jocelyn Angloma et d'autres ce qu'ils en pensent. Ils ont été et restent mes amis ! Ils se souviennent, comme tout le monde, du combat que j'ai mené contre ceux qui tiennent ce genre de propos (et notamment leur parti politique préféré). Je tiens à rappeler qu'en 1990, lorsqu'un de nos joueurs a été accueilli par certains supporters, au Vélodrome, à coups de cris de singe et de jets de banane, j'ai immédiatement fait savoir à l'issue du match que si un tel événement se renouvelait, je quitterais l'OM de suite. Ce genre d'incident ne s'est jamais reproduit. Guy Roux vient de démontrer une nouvelle fois qu'il est un gros malin et qu'il trouve, en citant mon nom, le moyen de faire de la publicité à son livre. Je vais l'attaquer en diffamation car rien ne m'amuserait plus que de lui faire sortir son argent !"

Du pain béni pour les Guignols de l'info, cette histoire !

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