Bernard Tapie était en litige, depuis treize ans, avec le Consortium de Réalisation (CDR), gérant le passif du Crédit Lyonnais, dans le dossier Adidas.
Le tribunal chargé de régler l'affaire a condamné, ce jour, le CDR à verser pas moins de 285 millions d'euros à Bernard Tapie. 240 millions au titre du manque à gagner et 45 millions au titre de préjudice moral.
Rappel des faits : Bernard Tapie entre en conflit judiciaire avec la SDBO (Groupe du Crédit Lyonnais) après avoir tout perdu, avoir été condamné à la faillite et avoir fait de la prison. L'homme d'affaires considére que la banque a gagné de l'argent dans la vente du groupe Adidas et qu'il a été spolié de la plus-value. Il réclame 990 millions d'euros de dommages et intérêts.
Le 30 septembre 2005, la cour d'Appel de Paris a jugé que Bernard Tapie avait, bel et bien, été floué dans la vente d'Adidas par le Crédit Lyonnais, en 1993, et qu'il devait recevoir 135 millions d'euros de dommages et intérêt de la part du CDR.
Cette décision a été cassée le 9 octobre 2006 par la cour d'Appel de Paris.
Aujourd'hui, l'homme d'affaires va toucher 285 millions d'euros soit 150 millions de plus que ce qui avait décidé par la cour d'Appel de Paris en 2005.
Bernard Tapie va pouvoir rembourser ses dettes et sortir de la liquidation judiciaire.
Tout est bien qui finit bien, même treize ans après !
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