Le 5 septembre, durant l'université d'été de l'UMP à Seignosse dans les Landes, le ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux a tenu des paroles qui l'ont rapidement mis à mal, alors qu'il prenait une photo avec un militant d'origine maghrébine.
C'est ainsi qu'il a dîné symboliquement au côté de Fadela Amara, secrétaire d'État chargée de la Politique de la Ville, Haydar Demiryurek, vice-président du CFCM, Mohammed Moussaoui président du CFCM et de Dalil Boubakeur, qui fut le premier président de ce Conseil.
Rappel des faits. La venue du ministre au cours de cette réception à Paris intervient après qu'il ait été reproché au ministre d'avoir tenu des propos racistes. Dans une vidéo publiée par Le Monde.fr lors de l'université d'été de Seignosse, il a posé avec un jeune militant d'origine maghrébine. On peut l'entendre dire "quand il y en a un ça va. C'est quand il y en a beaucoup qu'il y a des problèmes." Hortefeux, anciennement à la tête du ministère de l'Immigration, de l'Intégration, de l'Identité nationale et du Développement solidaire, qui ne s'excuse pas mais regrette cet événement, se défend de ne pas avoir voulu viser une communauté particulière et que ses paroles ont été sorties de leur contexte. De nombreuses personnalités de gauche ont manifesté leur choc et certaines ont demandé la démission du ministre.
La droite reste relativement unie derrière Brice Hortefeux, ce qui n'empêche pas les critiques. L'ancienne ministre de la Justice et nouvelle députée européenne, Rachida Dati qui n'a pas peur des sujets délicats s'est exprimée sur RTL ce matin à ce propos : "Je ne suis pas d'accord pour dire que c'est de l'humour, c'est une maladresse." Loin de taxer de raciste Brice Hortefeux - avec qui les rapports n'ont jamais été au beau fixe... -, elle reconnait n'avoir pas vu l'extrait polémique mais lu l'article du Monde. "Pour moi le racisme, ce n'est pas de l'humour" (ça c'est dit !) ajoute-t-elle, en approuvant évidemment les regrets dont il a fait part et les qualifie "d'acte courageux". De plus, elle a ajouté ne pas vouloir accabler "les gens qui sont au coeur de polémiques".
Victime elle-même de controverses, Rachida Dati sait à quel point les flèches sont suffisamment nombreuses lors des polémiques. Elle a vraiment gardé son sens de l'humour notre Rachida !
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