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Brother Ali : 'Writer's block', hantise intime et belle réaction d'orgueil

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C'est avec un titre en trompe-l'oeil que Brother Ali trompe l'attente. Le rappeur du Minnesota, à quelques semaines de dévoiler (a priori le 5 mars 2012) son album réalisé en collaboration avec Jake One, Mourning in America and Dreaming in Color, offre - en téléchargement gratuit - un morceau aux allures d'exercice de style : Writer's block (littéralement, "l'angoisse de la page blanche").

Writer's Block, one shot qui ne devrait pas figurer sur ce cinquième album, successeur à Us et prédécesseur d'un autre opus en tandem avec Freeway, est une véritable démonstration, un work in progress captivant, bien aidé par un instru minimal, qui laisse le champ libre au flow souple et régulier du rappeur albinos de 31 ans, dialoguant avec des percussions à fleur de texte.

"Celle-là, si je ne la sors pas d'un coup, j'arrête de rapper (...) Je suis censé être un professionnel" : la scène d'exposition met l'artiste face à cette fameuse angoisse de la page blanche. "Parfois, je n'écris pas beaucoup/Je connais des gens qui appellent ça l'angoisse de la page blanche/Moi, j'appelle ça ma méthode/Ça vient quand ça veut bien, j'imagine", analyse-t-il dans son refrain, ajoutant : "Je ne veux laisser tomber personne/Voilà du nouveau matos, vous me direz comment ça sonne (...) C'est juste que ça fait trop mal d'essayer de le forcer."

Entre les deux, une démonstration de maîtrise. De musique linguistique, de rythme, d'images. "Je n'essaye pas d'être comme ces types qui pondent des centaines de chansons, dont aucune n'est bonne ; certaines sont cool mais rien de nouveau", pose Brother Ali, qui, plus loin, dit comment il tourne le dos à ceux qui lui proposent d'écrire deux couplets pour leurs propres morceaux. Lui veut écrire des chansons "qui te font te sentir comme jamais". Chercher "la vérité intime", "ouvrir son for intérieur et enlever ses vêtements" reste son credo, sans cesse réaffirmé.

Autre postulat réaffirmé, incontournable dans la mythologie personnelle de Brother Ali : l'importance de la famille, sa femme et ses deux enfants. Plus que le business, car "si je vends mon amour, que me reste-t-il ?". Même si les deux facettes, l'homme et l'artiste, ont parfois du mal à cohabiter : "J'aime ma famille mais ils me distrayent/A la maison, il y en a toujours un pour crier "papa !"."

Du bad trip de l'artiste qui a peur d'avoir perdu le feu sacré au point d'envisager de faire le saut de l'ange, à la concrétisation d'un nouveau morceau ("J'ai refermé la fenêtre en disant "mec, tu planes", me suis posé sur le lit et ai écrit ça"), tout un itinéraire intime, à partir d'une page blanche, que Brother Ali nous décrit, nous fait parcourir, nous fait éprouver superbement. Avec un rap atypique et sensible, à part : pour le paraphraser, "Some flood the blogs, some flood the streets/I don't flood nothin', i'm watering the seeds."

G.J.

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