L'Embellie n'aura pas été de courte durée : avec l'album qui porte ce titre éloquent, comme il le confiait lui-même dans une interview vérité inattendue, Calogero a déchaîné ses éléments musicaux. De La fin de la fin du monde, vibrant titre d'ouverture, à L'Embellie finale, ce cinquième album studio du musicien isérois nous a emporté au rythme de l'ébouriffant Passage des cyclones et a fait naître une véritable Bourgeoisie des sensations.
Au rayon des rayons de l'arc-en-ciel de cette embellie dans le paysage de la variété française, le titre L'ombre et la lumière, nerveux et orageux, qui illustre encore les différents climats de l'album.
Ecrite avec Alana Filippi, auteure du tube En apesanteur, cette chanson invite le slammeur Grand Corps Malade, tout récemment décoré en présence de ses parents, pour cette traversée initiatique des saisons :
"A chacun sa ruée vers l'or, j'accélère à travers la brume
Puisque mon temps est limité, mes choix doivent être à la hauteur
C'est une course contre la montre ou une course contre la peur
C'est toujours la même chevauchée, on vise la lueur droit devant
Même si cette quête est insensée, je cours pour me sentir vivant"
Tandis que Calo prend à son compte le refrain :
"De l'ombre ou de la lumière
Lequel des deux nous éclaire
On marche vers le soleil
Dans les couleurs de l'hiver
De l'ombre ou de la lumière
Depuis le temps que j'espère
Retrouver dans un sourire
Toutes les lois de l'univers"
Pour accompagner cette quête de la lueur, le clip proposé par Calogero ne s'encombre pas de mise en scène (ce que faisait fort bien et en bonne compagnie, au demeurant, le premier single, C'est dit) : de l'énergie sur fond noir. De l'ombre naît la lumière.
G.J.
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