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Cannes 2010 - Jamel Debbouze face à plus d'un millier de manifestants... Un tapis rouge sous surveillance !

Roschdy Zem, Jamel Debbouze et Sami Bouajila lors du photocall du film Hors-la-loi le 21 mai 2010 durant  le festival de Cannes
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Roschdy Zem, Jamel Debbouze et Sami Bouajila lors du photocall du film Hors-la-loi le 21 mai 2010 durant le festival de Cannes
Les polémiques du festival de Cannes sont une des composantes de cet événement cinématographique majeur dans le monde. On admire les stars sublimant le tapis rouge, on ovationne le talent des personnalités venues présenter leurs oeuvres, mais on peut également les fustiger à l'envie. L'an dernier, Antichrist était le film-polémique. Lars von Trier exposait des scènes d'une violence crue difficile à supporter, ce que des journalistes n'ont pas hésité à attaquer. Cette année, le long métrage sous les feux des polémiques est sans conteste Hors-la-loi de Rachid Bouchareb, présenté ce 21 mai et en lice pour une Palme d'or, avec Sami Bouajila, Jamel Debbouze et Roschdy Zem.

L'affaire Hors-la-loi se distingue des autres oeuvres à scandales de la Croisette puisqu'elle a fait l'objet de vives critiques avant même d'avoir été visionnée. "Avec les associations de rapatriés, Lionnel Luca [député-maire UMP de Cannes, NDLR] a pris la tête d'une campagne contre le film de Rachid Bouchared Hors-la-loi, projeté ce soir au Festival de Cannes. Sans avoir vu le film, Luca a dénoncé, sur la base d'une analyse d'une version provisoire d'un scénario par le service historique du secrétariat d'Etat à la Défense qui relevaient des erreurs historiques et des anachronismes, une 'falsification' de l'histoire du massacre de Sétif", rappelle le quotidien Libération.

Pour sa première projection du matin, Hors-la-loi a bénéficié d'un renfort de la sécurité impressionnant. Les spectateurs ont été fouillés avant de s'asseoir dans la salle et les forces de l'ordre sont très mobilisées. Selon les informations du Point, "les organisateurs craignent que des manifestants ne viennent perturber la fête en lançant ce soir, pour la montée des marches, des poches de sang aux abords du palais des festivals".

Ce matin, ce sont 1 200 manifestants, selon la police, qui se sont rassemblés pour rendre hommage aux victimes françaises de la guerre d'Algérie et des massacres de Sétif. "Ils se sont réunis devant le monument aux morts de l'Hôtel de Ville, parmi lesquels le député-maire de Cannes Bernard Brochant et Luca évidemment, ainsi que des représentants d'associations Harkis, de pieds-noirs. Le Front National était présent avec une discrète banderole", précise l'AFP.

La description dans le film du massacre de Sétif est le point qui déchaîne les passions. Cette répression s'est déroulée le 8 mai 1945. Tout commence par une liesse pour fêter la fin des hostilités et la victoire des Alliés lors de la Seconde Guerre mondiale. Les partisans nationalistes algériens profitent de l'écho de cette journée pour manifester pour l'indépendance de leur pays.

La manifestation tourne mal et des émeutes entre Algériens et Européens débutent, avant que l'armée n'intervienne. Le nombre de morts est difficile à établir : une centaine de morts et autant de blessés du côté européen. Quant aux Algériens, suivant les historiens, le nombre varie de 8 000 à 15 000 victimes civiles, mais les chiffres font l'objet de nombreuses controverses.

Le long métrage Hors-la-loi, qui s'attarde sur Sétif durant six minutes, retrace à partir des années 1930 le parcours de trois frères dont le destin est scellé par leur mère, incarnée par Chafia Boudraa. "Le réalisateur se défend d'avoir voulu faire un voyage dans le temps, à l'image d'Il était une fois dans l'Amérique. C'est une saga avec une trame historique." Ce film est une coproduction algéro-franco-belge qui a bénéficié d'un budget conséquent (près de 20 millions d'euros), rapporte le magazine Première. Il concourt à Cannes pour l'Algérie. A la fin de la projection, le film a été applaudi, reste à attendre les détails de l'opinion des critiques, qui seront plus précis demain.

Sami Bouajila affirme durant la conférence de presse cannoise : "C'est sain d'avoir un débat, de prendre la parole." Jamel Debbouze a ajouté : "J'adore ce qu'il se passe ! Ce qui arrive est normal !" Jamel a par ailleurs fait face à une question mal placée d'un journaliste qui lui demandait si, comme son personnage amateur de combats de boxe, il pourrait se lancer dans ce sport...

En 2006, Indigènes de Rachid Bouchareb, avec Jamel, Roschdy et Sami, avait récolté à Cannes un prix d'interprétation collectif. Qu'en sera-t-il cette année ? Pour le moment, on s'interroge d'abord sur le déroulement de la montée des marches où Mélissa Theuriau sera aux côtés de son mari Jamel.

Hors-la-loi sera au cinéma le 22 septembre. Découvrez le teaser et le photocall ci-dessus.

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