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Cannes 2014, clôture : Palme d'or pour Winter Sleep, les larmes de Xavier Dolan

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Cérémonie de clôture du 67e Festival du film de Cannes le 24 mai 2014.
Le 67e Festival de Cannes prend fin ce 24 mai avec la cérémonie de clôture, animée par Lambert Wilson toujours plus élégant. Des jours passés à regarder des oeuvres intenses, bouleversantes et/ou complexes pour les membres du jury présidé par la réalisatrice néo-zélandaise Jane Campion. Après avoir reçu la Palme d'or pour La Leçon de piano en 1993, vingt-et-un ans plus tard, c'est à son tour de décerner ce prix si prestigieux. Carole Bouquet, une des jurées passionnées, a confié au micro de Laurent Weil de Canal+ que les discussions ont été très harmonieuses et joyeuses, loin de l'image d'un jury en conflit et d'une présidence tyrannique. Pour la clôture, les organisateurs ont choisi Pour une poignée de dollars de Sergio Leone, présenté par un inconditionnel des westerns, Quentin Tarantino.

La Palme d'or est allée à Nuri Bilge Ceylan pour Winter Sleep, Julianne Moore et Timothy Spall sont sacrés, Xavier Dolan et sa Mommy prix du jury, mais retrouvez ci-dessous tout le déroulé de la cérémonie de clôture du Festival de Cannes.

Les membres du jury sont évidemment de retour pour cette dernière soirée cannoise, aux côtés de la présidente Campion : Le réalisateur Nicolas Winding Refn, l'actrice iranienne Leila Hatami, le réalisateur chinois Jia Zhangke, la réalisatrice américaine Sofia Coppola, l'actrice sud-coréenne Jeon Do-Yeon, l'acteur mexicain Gael Garcia Bernal, l'actrice Carole Bouquet, l'acteur Willem Dafoe.

Sur le tapis rouge, Michael Madsen, non loin du réalisateur qui lui a offert des rôles cultes, Quentin Tarantino et sa comédienne fétiche, Uma Thurman. Palme d'or il y a exactement 20 ans pour Pulp Fiction, le réalisateur était ému de présenter son film de nouveau à Cannes. Ce samedi soir, il fait la présentation du long métrage Pour une poignée de dollars (1964) dans une version numérique restaurée.

"Plus que dix-huit jours avant la coupe du monde de football", s'amuse à dire le maître de cérémonie pour commencer. "Dans quelques minutes, nous ne serons plus le centre du monde. Godzilla deviendra le film le plus important. Le monde redeviendra illisible. Alors il faudra à nouveau écrire et faire des films pour nous faire comprendre le monde. Les films nous accompagnent et nous apprennent à vivre. Les films traduisent le monde dans un langage universel, celui des images et des émotions." Brusquement, Lambert Wilson nous parle de la passion que provoque la sortie d'une projection de film. "Il faut imaginer le jury de 9 personnes comme un couple qui irait au cinéma deux fois par jour. Nous avons décidé de vous rendre accessible la clôture en direct plutôt qu'en VOD pour 6,99 euros. Welcome to cannes."

Li Yuchun, artiste chinoise, et le réalisateur iranien Abbas Kiarostami viennent remettre le premier prix. Le film français Aïssa de Clément Trhin-Lalanne et Yes we love de Hallvar Witzo ont la mention spéciale du jury Cinéfondation. La Palme d'or du court-métrage revient à Leidi de Simon Mesa Soto.

Sur la musique de La Leçon de piano, composée par Michael Nyman, arrive la présidente du jury Jane Campion, qui appelle ses jurés.

Nicole Garcia, présidente du jury de la Caméra d'or (meilleur premier film) et le président du Festival, Gilles Jacob arrivent. L'homme reçoit évidemment une standing ovation intense après tant d'années passées à faire vivre le festival (il cède la place l'an prochain à Pierre Lescure). On peut imaginer son émotion en ce jour final. "J'ai créé ce prix il y a longtemps, il résume bien tout ce que j'ai voulu faire au Festival, aider et préparer le cinéma du futur. Remettre ce prix est la meilleure façon de passer la main." Le prix de la Caméra d'or revient à Party Girl, "un film sauvage, généreux et mal élevée," dixit la présidente. "Ma mère est une party girl, quand j'étais petit, elle me forçait à l'accompagner à toutes les fêtes de village, elle avait un look affolant. Je redoutais qu'on me voit avec elle. Aujourd'hui, on raconte son histoire... Je suis hyper fier, de ma famille, de tous les acteurs, qui ne sont pas professionnels", dit son fils Samuel Theis, coréalisateur de cette oeuvre qui fait le portrait de sa mère.

Gilles Jacob remet un bouquet à Jane Campion : "You know what you mean to me," (Tu sais ce que tu représentes pour moi) dit-il avant de partir sous une salve d'applaudissements.

Monica Bellucci (partenaire de Lambert dans la saga Matrix par ailleurs), qu'on a vue défendre le film Les Merveilles, vient remettre le prix d'interprétation masculine. Chemise sage, elle clame qu'on aime "les hommes pour leurs doutes, faiblesses, mais aussi pour leur courage et leur capacité à nous emmener vers quelque chose de plus haut". Timothy Spall, qui joue le fameux peintre britannique dans Mr. Turner de Mike Leigh , remporte le prix du meilleur acteur. On le connaît pour avoir été Peter Pettigrew dans Harry Potter, il est aussi l'acteur fétiche de Mike Leigh qui vient de le porter au sommet grâce à Mr. Turner. "D'habitude, je suis celui qui est la demoiselle d'honneur, cette fois, c'est moi la mariée", dit-il en retenant ses larmes et éloignant son téléphone. Il parlera de sa leucémie qu'il a vaincue et lui a permis de vivre d'autres aventures, comme ce long métrage magnifique. "Je remercie Dieu d'être toujours en vie", finira-t-il par dire.

Daniel Auteuil, prix d'interprétation masculine pour le Huitième Jour, vient remettre celui de la meilleure actrice. "Voici mon coeur qui ne bat que pour vous," commence par dire l'acteur. Le prix d'interprétation féminine revient à Julianne Moore pour Maps to the Stars de David Cronenberg. "Je ne suis pas Julianne", dit l'homme sur scène qui vient prendre son prix. La grande actrice américaine est malheureusement absente. "Vive Los Angeles, Vive David Cronenberg, Vive Julianne Moore et Vive la France." Cette formidable comédienne sera de retour au cinéma dans un univers radicalement différent, Hunger Games.

La superbe actrice espagnole Paz Vega vient remettre le prix du meilleur scénario à Andrey Zviaguintsev et Oleg Negin pour Leviathan, film russe qui fut le dernier à être présenté à Cannes.

L'élégant comédien allemand Daniel Brühl (Goodbye Lenin, Rush), dont le français est aussi bon que charmant, vient remettre le prix du jury à (ex aequo) Mommy de Xavier Dolan et Adieu au langage de Jean-Luc Godard. Le jeune Québequois, pressenti par la presse et les festivaliers pour la Palme d'or, est "éperdu de gratitude pour la reconnaissance du jury". Il remercie Thierry Frémaux particulièrement, qui a cru en lui, et bien évidemment ses comédiens. "Je veux profiter de cette tribune pour dire [en regardant à Jane Campion] : "Depuis le début, La Leçon de piano est le premier film que j'ai pu voir. Ce film m'a défini, peu de films m'ont autant influencé. Etre sur scène avec vous est un honneur. Vous avez donné des rôles forts aux femmes." S'adressant à sa génération : "Nous pouvons changer le monde par nos rêves. Tout est possible à qui n'abandonne jamais." Absent comme prévu, Godard n'est pas là pour son prix, le discours de remerciements sera expéditif.

Adrien Brody, récompensé partout dans le monde pour Le Pianiste, est sur scène pour le prix du ou de la meilleur(e) réalisateur/rice. Il citera le réalisateur de ce film, Roman Polanski, pour faire une ode à la mise en scène. Bennett Miller pour Foxcatcher est le gagnant. Un drame avec Steve Carell métamorphosé, Mark Ruffalo et Channing Tatum. Ce cinéaste a été salué précédemment pour Truman Capote ou encore Le Stratège.

Des images de Mariage à l'italienne avec Marcello Mastroianni et Sophia Loren sont projetées, un film redévoilé cette année à Cannes. Quoi de mieux pour annoncer la venue de la grande icône italienne sur scène ? A 79 ans, elle répand toujours autant son aura. Elle rend hommage à Marcello, la star de l'affiche cannoise. "Cannes est grand comme le prix que je remets ce soir." Elle remet le grand prix du jury à Les Merveilles de l'Italienne Alice Rohrwacher. Emue et humble, elle remercie la voix troublée en italien toute l'équipe, sa soeur Alba qui joue dans le film, son père, et tente de raconter une anecdote en français. On ne comprend pas tout mais c'est charmant.

Sur la bande-originale culte de Pulp Fiction, Quentin Tarantino, gominé, et Uma Thurman, sa "mariée", viennent remettre la Palme d'or à Winter Sleep du Turc Nuri Bilge Ceylan. "Je ne m'y attendais pas", dit le cinéaste déjà primé pour Il était une fois en Anatolie. Il dédie son prix à la jeunesse de son pays et à ceux qui ont perdu leur vie cette année dans une Turquie troublée.
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