Mercredi dernier, nous rebondissions sur une interview accordée par Carla Bruni, qui défendait dans les colonnes du Figaro son libre-arbitre en matière de création artistique.
Alors que son troisième album, Comme si de rien n'était, paraîtra le 21 juillet prochain, son apologie de l'intégrité n'a pas convaincu tout le monde, loin s'en faut ! Pour exemple, cette information révélée par le site bakchich.info : le directeur de publication de Libération, Laurent Joffrin, a déclenché un tollé général en annonçant ce matin qu'il donnerait carte blanche à la première dame de France pour l'édition de vendredi du quotidien.
Après avoir dragué le service public, en installant une étape de sa promo sur le plateau du sacro-saint Vivement dimanche de Michel Drucker, et désormais estampillé France Inter, Carla Bruni lance l'offensive de charme... sur l'opposition ! Pas sûr que chez Libé, les journalistes soient prêt à lui faire un brin de promo !
Au sein de cet organe, révolutionnaire par fondation, contestataire par culture, la réaction des personnels à l'invitation faite à leur insu à Carla Bruni ne s'est pas fait attendre : "La SCPL désapprouve et se désolidarise de toute éventuelle opération de communication au profit de Carla Bruni-Sarkozy dans Libération (du type "rédactrice en chef" ou "invitée spéciale"), qui pourrait avoir des conséquences désastreuses sur l'image du journal au moment où son lectorat est à la recherche de repères. Etant donnés son statut et sa position actuels, nous demandons à ce que seul un traitement strictement journalistique lui soit réservé." Voilà quelle était la teneur d'un communiqué placardé dans les locaux de Libé...
On suppose que même pour un concert privé acoustique, c'est non...?
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