On vous l'avait bien dit que ça sentait le procès, cette histoire ! Carla Bruni-Sarkozy, par la voix de l'avocat de la famille présidentielle Me Thierry Herzog, a entrepris des poursuites contre la société réunionnaise Pardon qui commercialise des sacs à son effigie.
Les fameux cabas reprennent en effet la photographie réalisée il y a quinze ans par Michel Comte et vendue il y a quelques mois aux enchères à un riche fan chinois, représentant la première dame dans le plus simple appareil. Le visuel est flanqué d'une bulle qui fait dire à Carlita : "Mon mec aurait dû m'acheter du Pardon".
Comme nous nous y attendions, un référé a été déposé auprès du tribunal de Saint-Denis de La Réunion, attendu que "ce sac constitue une atteinte à l'image [tiens, ça ne vous rapppelle rien ? Comme une histoire de poupées vaudous, par exemple…] de Mme Bruni-Sarkozy hors consentement et à des fins publicitaires et commerciales", selon le correspondant de Me Herzog sur l'île, Me Iqbal Akhoun.
"Nous allons demander l'interdiction de la vente de cet article et 125 000 euros de dommages et intérêts à titre de préjudice moral et matrimonial", a-t-il précisé.
Le sac est commercialisé depuis le début du mois sur l'île de La Réunion. Les 10 000 exemplaires qui ont été confectionnés sont censés être offerts à la clientèle et non vendus. En réalité, ils sont offerts pour plus de cinq euros d'achats, et vendus au prix de trois euros.
La marque réunionnaise, qui s'était déjà distinguée dans l'affaire Valérie Begue et a défrayé la chronique à plusieurs reprises, se réjouit même sur son site que ce modèle est le premier d'une "série déjantée".
Le problème, c'est que les produits dérivés déjantés n'ont pas la cote à l'Elysée !
Réactualisation à 10h57 :
La société Pardon, qui ne doute de rien, paraît très satisfaite, dans un communiqué, du buzz suscité par la polémique !
Ils revendiquent le fait que ces sacs ne sont pas vendus mais offerts (ce qui ne change rien au délit !) et expliquent qu'ils avaient, par le passé, sérigraphié Gandhi et Charlemagne !! Effectivement, ces derniers n'avaient, apparemment pas porté plainte. Bizarre....
G.J.
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