Elle attendait ce moment depuis longtemps. Carla Bruni-Sarkozy, femme du président de la République française, va enfin pouvoir voler de ses propres ailes. Carla "accompagnatrice" du chef de l'Etat dans ses déplacements officiels, Carla l'épaule sur qui l'un des hommes les plus puissants du monde peut se reposer, Carla symbole de la classe à la française devient Carla l'engagée, Carla l'active, qu'il nous tardait, finalement, de connaître.
A l'occasion de la mise en place de ses premières actions concrètes avec sa fondation créée il y a quelques mois, la Fondation Carla-Bruni Sarkozy (récompensée lors du Par Coeur Gala), notre First Lady ancienne vedette des podiums présente ses projets dans les pages du magazine Elle, au côté de Youcef Nabi, le président de Lancôme, ex-directeur de L'Oréal Paris à qui l'on doit "l'ouverture de la maison" avec des ambassadrices venues d'horizons différents comme Rachida Brakni, Penélope Cruz, Noémie Lenoir ou encore Michelle Yeoh.
Afin de "soutenir et de promouvoir l'accès à la culture, à l'éducation et au savoir pour combattre l'exclusion et réduire les inégalités" et "d'offrir l'accès à la culture ou à l'éducation à ceux qui en sont le plus privés par leur situation sociale, géographique, ou par des problèmes de santé", la chanteuse (qui va travailler avec le grand David Bowie) se donne corps et âme.
"Un de nos chantiers prioritaires est la lutte contre l'illétrisme", explique-t-elle, en soulignant qu'en France, plus de 3 millions de personnes ne savent pas lire. Artiste dans l'âme qui a "eu une éducation privilégiée où l'on distillait l'art et la musique de façon naturelle", Carla Bruni-Sarkozy souhaite également faire découvrir l'art de la musique à ceux qui n'en ont pas l'opportunité. Ainsi, elle déclare : "Nous apportons une aide financière à l'association Orchestre à l'école, qui équipe en instruments de musique des classes de primaire et de collège".
Avec la firme Lancôme, Carla souhaite également dénicher les talents de demain en zone d'éducation prioritaire. "Le programme Révélations Lancôme révèle en quelque sorte leur talents artistiques et a pour vocation de leur faire connaître les métiers de l'artisanat d'art et d'arts appliqués. (...) Jusqu'à 500 élèves pourront être sélectionnés dans toute la France (...) nous allons les coacher toute l'année (...) et ainsi les préparer aux épreuves de sélection et de concours aux grandes écoles d'art. S'ils réussissent, la Fondation leur octroiera des bourses pour leurs études".
De bien belles opérations pour celle qui n'a pas su se défaire, jusque là, de son image de conseillère privilégiée du Président. Après avoir fait l'objet de critiques de la part des médias, qui l'accusent d'avoir une influence un peu trop marquée sur celui dirige notre pays, Carla s'exprime enfin et se défend d'avoir une quelconque main mise sur les décisions de son époux. Y compris lorsqu'il s'agit de faire entrer ses connaissances au sein du gouvernement.
"Comment peut-on imaginer que mon mari soit ce béni-oui-oui qui se laisse influencer !", dit-elle, soulignant qu'elle donnait son avis s'il le lui demandait mais qu'il ne la consultait jamais sur des points politiques car elle dit elle-même : "je n'y connais rien".
L'arrivée de Frédéric Mitterrand, proche de sa famille, à la tête du ministère de la Culture, n'aurait donc abolument rien à voir avec elle. Tout comme la nomination de Philippe Val, son ami, à la direction de France Inter. "Tous ceux qu'on supposait placés par moi étaient des gens qu'il (ndlr : Nicolas Sarkozy) connaissait en dehors de moi", conclut-elle avant de souligner : "Je ne suis pas une femme politique. Il y a deux Carla Bruni, l'une, imaginaire, dont la vie est relatée par certains, l'autre, réelle, qui est moi et qui porte un regard amusé, parfois étonné, sur la première".
Mouais... c'est elle qui le dit !
S.B
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