"Aller chez le psy", aujourd'hui en 2009, cette phrase fait encore tiquer, mêlant embarras et pudeur. Pourtant, la première dame de France Carla Bruni-Sarkozy a choisi de parler sans voile sur la psychanalyse devant la caméra de Gérard Miller, lui-même psychanalyste, au cours du documentaire La Première Séance, diffusé le 7 novembre sur France 3.
Sa participation durant ce film ne dure que quelques minutes, elle partage la vedette avec des anonymes ou des personnalités telles que Charles Berling un de ses anciens compagnons, Karl Lagerfeld, Marc-Olivier Fogiel, Marie Darrieussecq et Claude Chabrol. Pourtant, le temps que la First Lady accorde à Miller fait beaucoup de bruit. Parce que la psychanalyse est un sujet délicat et qu'une personne à cette position dans le gouvernement n'avait jamais parlé de cela. Ainsi, ces minutes télévisuelles révèlent une Carla sans fard et le magazine Grazia profite de ses révélations pour faire un portrait détaillé de la femme qu'elle est.
"J'ai longtemps été hermétique à la psychanalyse. Et puis, à l'âge de 28 ans, j'ai eu une fracture quand mon père est mort. Je suis entrée corps et âme dans l'analyse." Peu avant qu'Alberto Bruni Tedeschi décède, Carla apprend que Maurizio Remmert est son père biologique (il a d'ailleurs assisté à son mariage avec Nicolas Sarkozy ) Un vrai choc qui marque le début de la thérapie, comme si, libérée par le poids d'un secret qu'elle devait sentir, elle voulait véritablement se construire. Dans Grazia, le psychanalyste Jean-Claude Liaudet et le thérapeute Alain Héril tentent de dessiner la vraie Carla, de quoi compléter son intervention trop brève devant la caméra de Gérard Miller.
Son enfance est dominée par un père, Alberto, terrible et insatisfait - à qui elle vient de rendre hommage en famille - qui fait d'elle une éternelle petite-fille qui a besoin de séduire. En plus de cela, l'émigration de sa famille hors d'Italie pour fuir les Brigades rouges fait que "la responsabilité du déplacement incombe aux enfants". Pour Carla, c'est une contrainte, elle qui a changé de pays, de langue et même de père, mais elle veut en faire une chance. Son changement de nationalité, d'italienne à française une fois qu'elle a accédé au rang de première dame du pays, s'est fait pour elle sans déchirement, car finalement, Carla ne serait-elle pas une femme... "du monde" ?
Carla Bruni est de tous les pays mais aussi de tous les univers. L'architecture fut son domaine d'études, puis elle envahit la mode, se lance dans la musique et se retrouve désormais à un poste politique. "Elle veut exister pour son père, dire j'existe sous toutes les formes. En même temps, elle s'identifie à lui," affirme Alain Héril. Ses multiples expériences lui permettent de s'adapter à toutes les situations, d'accueillir à l'aéroport Ingrid Bétancourt comme de promouvoir son album avec la même passion. Avec les hommes, Carla a séduit des hommes différents comme Eric Clapton, Mick Jagger, Arno Klarsfeld, Charles Berling, Enthoven père et fils - avec qui elle a un fils, Aurélien, jusqu'à Nicolas Sarkozy. Mais une chose les réunit : ce sont des personnalités influentes dans leur domaine... Elle assume ses choix et ses actes, assumant sa carrière de chanteuse avec des textes comme Ma Came tout en endossant l'habit de first lady respectable.
Derrière tant d'aisance se cache cependant une volonté absolue d'être aimée. And I love her chante Harry Connick Jr. avec elle mais aimer et l'être en retour est plus qu'une chanson. "Je l'ai vue pleurer certains soirs parce qu'on n'avait pas fait assez attention à elle", confirme la fille d'un chanteur qui a partagé son intimité, lit-on dans Grazia. Le regard des autres est donc plus qu'important et elle veut être là pour ceux qui compte dans sa vie. Sans hésiter, elle trouve une école pour la fille de Franck Demules, son assistant personnel, auteur du livre Un petit tour en enfer et continue d'entretenir de bonnes relations avec ex Louis Bertignac. C'est ainsi qu'elle justifie son ambivalence politique, celle de défendre des idées de gauche, tout en étant l'épouse d'un président de droite. Maturité qui lui permet de tourner les pages ou irrésistible envie d'être toujours appréciée malgré les ruptures de la vie ? Jean-Claude Liaudet l'a dit éparpillée "puisqu'elle se mire toujours dans le regard des autres".
Obsédée par ce que pensent les autres ? Carla Bruni n'est donc pas une femme si libre puisqu'elle se trouve enfermée par les jugements et les attentes des autres. Voilà une analyse sans concession dont elle fait l'objet. Toutefois, elle s'est elle-même jugée emprisonnée : "Le meilleur âge viendra lorsque je serai libérée du besoin d'être désirée", découvre-t-on dans Grazia. La question est de savoir comment une femme qui séduit politiques comme artistes - Woody Allen la veut même pour son prochain film - pourra se défaire de son image de femme fatale, analyse Alain Héril.
Toutefois, la grande force de Carla Bruni est de connaître ses faiblesses. C'est pour cela qu'elle parle de divan et de psy sans tabous. Gérard Miller confie à Grazia qu'elle est une véritable militante de la cause psychanalytique. Elle a dévoilé à Miller que le président et elle se racontent parfois leurs rêves, qu'elle n'est pas si sereine que cela par rapport à Nicolas Sarkozy. Bref, deux heures de rushes non utilisées qui pourraient bien faire l'objet d'une documentaire centré sur Carla... Un trésor vivant pour les psychanalystes dirait-on !
Sa participation durant ce film ne dure que quelques minutes, elle partage la vedette avec des anonymes ou des personnalités telles que Charles Berling un de ses anciens compagnons, Karl Lagerfeld, Marc-Olivier Fogiel, Marie Darrieussecq et Claude Chabrol. Pourtant, le temps que la First Lady accorde à Miller fait beaucoup de bruit. Parce que la psychanalyse est un sujet délicat et qu'une personne à cette position dans le gouvernement n'avait jamais parlé de cela. Ainsi, ces minutes télévisuelles révèlent une Carla sans fard et le magazine Grazia profite de ses révélations pour faire un portrait détaillé de la femme qu'elle est.
"J'ai longtemps été hermétique à la psychanalyse. Et puis, à l'âge de 28 ans, j'ai eu une fracture quand mon père est mort. Je suis entrée corps et âme dans l'analyse." Peu avant qu'Alberto Bruni Tedeschi décède, Carla apprend que Maurizio Remmert est son père biologique (il a d'ailleurs assisté à son mariage avec Nicolas Sarkozy ) Un vrai choc qui marque le début de la thérapie, comme si, libérée par le poids d'un secret qu'elle devait sentir, elle voulait véritablement se construire. Dans Grazia, le psychanalyste Jean-Claude Liaudet et le thérapeute Alain Héril tentent de dessiner la vraie Carla, de quoi compléter son intervention trop brève devant la caméra de Gérard Miller.
Son enfance est dominée par un père, Alberto, terrible et insatisfait - à qui elle vient de rendre hommage en famille - qui fait d'elle une éternelle petite-fille qui a besoin de séduire. En plus de cela, l'émigration de sa famille hors d'Italie pour fuir les Brigades rouges fait que "la responsabilité du déplacement incombe aux enfants". Pour Carla, c'est une contrainte, elle qui a changé de pays, de langue et même de père, mais elle veut en faire une chance. Son changement de nationalité, d'italienne à française une fois qu'elle a accédé au rang de première dame du pays, s'est fait pour elle sans déchirement, car finalement, Carla ne serait-elle pas une femme... "du monde" ?
Carla Bruni est de tous les pays mais aussi de tous les univers. L'architecture fut son domaine d'études, puis elle envahit la mode, se lance dans la musique et se retrouve désormais à un poste politique. "Elle veut exister pour son père, dire j'existe sous toutes les formes. En même temps, elle s'identifie à lui," affirme Alain Héril. Ses multiples expériences lui permettent de s'adapter à toutes les situations, d'accueillir à l'aéroport Ingrid Bétancourt comme de promouvoir son album avec la même passion. Avec les hommes, Carla a séduit des hommes différents comme Eric Clapton, Mick Jagger, Arno Klarsfeld, Charles Berling, Enthoven père et fils - avec qui elle a un fils, Aurélien, jusqu'à Nicolas Sarkozy. Mais une chose les réunit : ce sont des personnalités influentes dans leur domaine... Elle assume ses choix et ses actes, assumant sa carrière de chanteuse avec des textes comme Ma Came tout en endossant l'habit de first lady respectable.
Derrière tant d'aisance se cache cependant une volonté absolue d'être aimée. And I love her chante Harry Connick Jr. avec elle mais aimer et l'être en retour est plus qu'une chanson. "Je l'ai vue pleurer certains soirs parce qu'on n'avait pas fait assez attention à elle", confirme la fille d'un chanteur qui a partagé son intimité, lit-on dans Grazia. Le regard des autres est donc plus qu'important et elle veut être là pour ceux qui compte dans sa vie. Sans hésiter, elle trouve une école pour la fille de Franck Demules, son assistant personnel, auteur du livre Un petit tour en enfer et continue d'entretenir de bonnes relations avec ex Louis Bertignac. C'est ainsi qu'elle justifie son ambivalence politique, celle de défendre des idées de gauche, tout en étant l'épouse d'un président de droite. Maturité qui lui permet de tourner les pages ou irrésistible envie d'être toujours appréciée malgré les ruptures de la vie ? Jean-Claude Liaudet l'a dit éparpillée "puisqu'elle se mire toujours dans le regard des autres".
Obsédée par ce que pensent les autres ? Carla Bruni n'est donc pas une femme si libre puisqu'elle se trouve enfermée par les jugements et les attentes des autres. Voilà une analyse sans concession dont elle fait l'objet. Toutefois, elle s'est elle-même jugée emprisonnée : "Le meilleur âge viendra lorsque je serai libérée du besoin d'être désirée", découvre-t-on dans Grazia. La question est de savoir comment une femme qui séduit politiques comme artistes - Woody Allen la veut même pour son prochain film - pourra se défaire de son image de femme fatale, analyse Alain Héril.
Toutefois, la grande force de Carla Bruni est de connaître ses faiblesses. C'est pour cela qu'elle parle de divan et de psy sans tabous. Gérard Miller confie à Grazia qu'elle est une véritable militante de la cause psychanalytique. Elle a dévoilé à Miller que le président et elle se racontent parfois leurs rêves, qu'elle n'est pas si sereine que cela par rapport à Nicolas Sarkozy. Bref, deux heures de rushes non utilisées qui pourraient bien faire l'objet d'une documentaire centré sur Carla... Un trésor vivant pour les psychanalystes dirait-on !
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