Inauguré en 1770, après avoir été pensé par Louis XIV et mis à exécution par Louis XV vers la fin de sa vie, pour les noces de Louis XVI et de l'archiduchesse Marie-Antoinette, l'Opéra Royal du Château de Versailles semble désormais promis à l'avenir qui aurait toujours dû être le sien : celui de salle de spectacle grandiose.
Construit par Gabriel et transformé en Sénat en 1871 avant d'être ramené vers sa vocation en 1957, le lieu a été en chantier ces deux dernières années, en vue de sa rénovation et de sa mise en conformité et à sécurité moyennant un budget de plus de 12 millions d'euros.
Comme prévu, la salle de 660 places renaissait hier soir, donnant en une soirée de gala le coup d'envoi d'une saison riche de la programmation d'une trentaine de représentations (dont celles de Barbara Hendricks, Michel Bouquet et son Malade Imaginaire ou encore Juliette Gréco).
Sous la houlette de Laurent Brunner, patron de Château de Versailles Spectacles, et en présence de Jean-Jacques Aillagon, président de l'établissement public et du domaine de Versailles, et du ministre de la Culture et de la Communication Frédéric Mitterrand, qui honore son statut en faisant preuve d'éclectisme (c'est le moins que l'on puisse dire après l'avoir vu, en l'espace de quelques jours, à la Fête de l'Huma, au lancement de Guitar Hero 5, à la Techno Parade...), un opéra et un dîner dans la Galerie des Glaces ont attiré de prestigieux convives.
A leur nombre, Carole Bouquet, Bernadette Chirac, Marisa Bruni Tedeschi (la mère de la première dame), Charlotte Rampling, Massimo Gargia, Lola Karimova-Tillyaeva (fille du président de l'Ouzbékistan, et ambassadrice de son pays auprès de l'Unesco), Eve Ruggieri et son compagnon Rachid Khimoune, le créateur Bruno Frisoni, le plasticien Xavier Veilhan, François Fillon et sa femme, Penelope, Mathilde Agostinelli (proche de Nicolas Sarkozy), le décorateur (Fouquet's, Costes, Majestic) Jacques Garcia arrivé en compagnie de la duchesse Gersende d'Orléans, Olivier Picasso, la baronne Philippine de Rotschild... et, bien évidemment, Stéphane Bern. Entre autres.
Pas mal, au vu du nombre de soirées de prestige qui ont eu lieu simultanément, du gala d'Eva Longoria et Tony Parker à la rentrée du Crazy Horse...
G.J.
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