Enfin, au bout de 48 heures de festivités et de consentements échangés tant pour l'état-civil que pour les tablettes de l'église catholique, le prince Albert et la princesse Charlene de Monaco, mari et femme, sont apparus détendus, samedi soir, au moment de savourer le point d'orgue de leur mariage.
Le dîner signé Ducasse offert à 450 convives sur la terrasse éphémère du Casino de Monte-Carlo, avec vue simultanée sur la Méditerranée et sur l'intérieur de l'Opéra Garnier transformé en salle de bal pour la nuit de fête, devait être l'apothéose de leur union. Comme lors des précédentes 48 heures, la famille princière a brillé, par le biais des princesses Caroline, Stéphanie, et, surtout de leurs enfants.
Albert et Charlène main dans la main et tout sourire (tous les deux !) : un vrai soulagement...
Après bien des crispations, entre rumeurs délétères au sujet d'une probable troisième demande de reconnaissance de paternité concernant le prince monégasque et tension pesante lors de la cérémonie religieuse, le sourire dessiné sur les visages des jeunes mariés, à leur arrivée sur le lieu des festivités, respirait la décontraction. Le soulagement, même. On peut presque déduire que les larmes qui ont soudainement coulé sur les joues de la princesse Charlene, dans la dernière étape de son périple du jour (le dépôt de son bouquet de mariée Armani à l'église Sainte-Dévote), a joué le rôle de catalyseur. Il est temps pour elle de s'animer, pour réduire la distance qui existe entre elle et des Monégasques qui ne la connaissent que si peu, elle qui rechigne à apprendre le français mais a demandé qu'on francise son prénom (Charlène et non plus Charlene).
Giorgio Armani, qui a su magnifier la beauté longiligne de la Sud-Africaine grâce à une robe de mariée d'une noble fluidité, a continué à travailler dans le blanc nuptial pour sa tenue du soir, une robe fourreau effet bustier (avec la transparence du tour de cou) resserrée à la taille et finissant joliment en cascade. Au côté de Charlène, son mari le prince Albert a ressorti un bon vieux classique : la veste spencer blanche sur pantalon noir.
Le clan Casiraghi fait encore des étincelles
Les très nombreuses têtes couronnées invitées à partager la réception vespérale leur ont fait honneur : la petite heure de battement entre la séance photo officielle et le rendez-vous sur la terrasse du Casino a été mise à profit, et c'est un feu d'artifice de tenues d'apparat et de couples enivrants qui a été tiré avant le show pyrotechnique programmé à minuit dans le ciel monégasque.
Dans la cohue des styles, Charlotte Casiraghi a trouvé comment marquer une nouvelle fois les regards et les esprits. La fille de la princesse Caroline de Hanovre (arrivée seule, tandis que sa soeur la princesse Stéphanie était conduite par le grand-duc Henri de Luxembourg), qui fêtera le mois prochain ses 25 ans, est arrivée escortée par ses deux frères, Pierre (23 ans) et Andrea (27 ans) - chacun avait délaissé un instant sa compagne pour encadrer, avec prestance, sa soeur. Exit l'ensemble rose griffé Chanel, c'est dans une robe lumineuse, dotée d'un bustier à l'aspect élégamment fibreux sublimant son buste hâlé, gracieusement lâche en bas et équilibrée par une ceinture bijou, qu'elle a irradié de tout son charme. L'effet le plus étonnant était à n'en pas douter l'ajout d'une cape longue assortie, qui lui conférait une allure surnaturelle de grande-prêtresse ou de vamp' virginale. Osé et remarquable. Un tableau d'autant plus saisissant que ses frères Pierre et Andrea, tels des gardes du corps, se tenaient droit dans leur ensemble queue de pie noir à ses côtés.
Beatrice Borromeo, la plus grande concurrente de Charlotte Casiraghi ?
Du coup, c'est Alex Dellal, le chéri de Charlotte avec qui elle avait foulé le tapis rouge du Palais princier dans l'après-midi, qui a joué les chevaliers servants pour non pas une, mais deux demoiselles en détresse : Beatrice Borromeo, petite amie de Pierre Casiraghi qu'on n'a pas pu manquer à ses côtés la veille lors du concert de Jean-Michel Jarre sur le port Hercule, et Tatiana Santo Domingo, compagne d'Andrea Casiraghi. Tatiana, toujours ténébreuse, laissait sa chevelure brune tomber en boucles voluptueuses sur ses épaules dénudées et sa robe dans des tons bronze/nude, tandis que Beatrice, après la dentelle au soleil de l'après-midi, osait une robe combinaison mosaïque argentée. Audacieuse ! Si elle se met à multiplier les apparitions auprès de son bien-aimé, cela promet quelques duels de glamour à couper le souffle avec Charlotte Casiraghi...
G.J.
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