Le 23 avril dernier, un peu plus d'un mois après la mort de l'homme dont elle était la muse et l'épouse, Chloé Mons s'exprimait au micro de Marc-Olivier Fogiel, sur Europe 1, pour raconter la dernière année d'Alain Bashung.
Interrogée sur son nouvel album, Par la rivière, qui vient de paraître le 1er juin, elle faisait un cas particulier de sa chanson Poreuse : "'Poreuse', c'est bien. Ça parle de cette séparation-là, en ce moment entre nous, qui ne durera qu'un temps, puisque un jour je le rejoindrai par la rivière, c'est ce que je dis."
Elle avait pourtant cessé de s'exprimer sur son veuvage, après la publication dans Paris-Match d'un article intitulé Chloé Mons, veuve mais pas trop, qui l'avait choquée : "Nous avons passé tout le temps de l'interview à parler musique, et voilà ce qui en ressort !", réagissait-elle. "On voudrait que j'expose mon chagrin devant tout le monde, mais ce n'est pas ma manière de faire. Ma tristesse, je la garde pour moi, c'est la moindre des politesses."
Pour autant, ce qui importe, c'est le lien, qui est affaire d'intimité : "Je crois en l'amour, en la vie, aux étoiles. Et je crois au sacré, au rituel. Je vais régulièrement dans une église pour allumer une bougie", explique-t-elle, comme le relève le quotidien La Croix. Illustration de cette importance du lien spirituel : bien que pas mariés religieusement, Bashung et elle interprétaient lors de leur union ce fameux Cantique des cantiques composé pour eux par Rodolphe Burger.
Le lien, c'est encore l'élément déterminant de son parcours individuel d'artiste : "J'ai commencé comme comédienne : pour moi, le corps est un outil. Peu importe que cela ne plaise pas aux autres. L'important c'est d'être en lien avec ce que je suis profondément. Je suis quelqu'un de très ancrée sur l'essentiel, j'ai besoin que les choses aient du sens. Et en même temps, je suis aussi cette sauvage-là, cette pin-up qui porte des talons hauts. Mais libre à tout prix."
D'où, après l'album Chienne d'un seul en 2006 ("Le titre renvoyait à mon romantisme salope haute-fidélité"), ce Par la rivière country-punk que décode ainsi Gilles Médioni, de L'Express : "Le grand Ouest, les fantômes de chefs indiens et la force des éléments soufflent sur Par la rivière, son nouveau CD autoproduit. Elle l'a rodé l'été dernier toute seule avec son ukulélé dans les bars de Nashville. C'est un disque sensuel et impressionniste, qu'elle chante alanguie ou le poing levé."
Et de citer l'intéressée : "Comme je ne me sens pas accordée au monde, je fais des trucs un peu bizarres". Avant-goût sur son site officiel, en cliquant ici.
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Berck le décolleté, cela ne fait pas envie !!!!!!






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